Abdaljawad Omar*
La première réunion de la « Commission pour la paix » de Trump est prévue pour la fin de cette semaine. Les factions de la résistance palestinienne sont confrontées à une situation décisive quant à la manière de réagir : rejeter directement la Commission et risquer l’anéantissement et la stagnation de la reconstruction, ou s’engager dans cette voie et risquer l’érosion progressive de leur nature en tant qu’organisations de résistance.
Bien qu’il ait été présenté comme un mécanisme administratif d’après-guerre, l’objectif final du Conseil est de réorganiser la vie politique palestinienne à Gaza, sous supervision coloniale directe, dans un état permanent de présentation politique. Si elle se présente comme un cadre multilatéral pragmatique pour mettre fin à la guerre et reconstruire le territoire, sa logique profonde est de transformer Gaza, source de confrontation anticoloniale, en un espace politique domestiqué, contrôlable et soumis. Dans cette « nouvelle Gaza », l’objectif final des États-Unis est de synchroniser la gouvernance, la sécurité et la reconstruction sous supervision externe.
Il ne s’agit pas simplement d’une imposition externe à des destinataires passifs ; il s’agit d’une structure conçue pour contraindre les acteurs palestiniens à choisir entre un refus catastrophique et une incorporation docile. Ce choix forcé est ce qui définit la situation au cœur de ce qui suit.
L’accord d’après-guerre à Gaza sous l’égide du Conseil de paix vise également à maintenir la possibilité d’un nettoyage ethnique à grande échelle, différé, mais constamment présent comme un spectre et une possibilité. Ce faisant, il recadre la question palestinienne à Gaza, non pas comme une lutte pour la souveraineté et la libération, mais comme un problème d’administration, de conformité et de réforme institutionnelle.
À bien des égards, cela n’est ni nouveau ni novateur, faisant écho aux anciennes formes de domination coloniale à travers la nature centrée sur les affaires du Conseil, comme s’il ressuscitait une nouvelle Compagnie des Indes orientales. Ce n’est pas non plus nouveau dans la politique palestinienne, qui s’est habituée à une vie gérée et a reporté le statut d’État. Les accords d’Oslo ont été l’un de ces cadres. Les accords de « paix économique » postérieurs à la deuxième Intifada en sont un autre. Si les Palestiniens déposent les armes, condamnent la résistance, construisent des institutions et se concentrent sur la prospérité économique, on leur dit qu’ils obtiendront leur statut d’État.
Mais cette stratégie, dans le meilleur des cas, est une politique de report. Dans le pire des cas, c’est une préparation à la fin de la vie palestinienne à Gaza.
L’architecture de la Junte consolide le levier financier, la restructuration de la sécurité et la conditionnalité politique dans un régime de transition unique. Les fonds de reconstruction sont liés à des points de référence. L’administration civile est supervisée par un organisme international. La stabilisation de la sécurité est implicitement ou explicitement liée à la restructuration ou à la neutralisation de la résistance armée. L’horizon temporel de la disposition, qui s’étend jusqu’en 2027 et potentiellement au-delà, introduit une élasticité dangereuse dans le concept de transition. Ce qui est présenté comme une gouvernance temporaire risque de se solidifier en un état normalisé de restes suspendus.
Il en résulte un champ d’action palestinien profondément limité. L’asymétrie des pouvoirs n’est pas seulement militaire, mais aussi institutionnelle et financière. Les acteurs extérieurs dominent les instruments de reconstruction, la légitimité diplomatique et la réglementation des frontières. Et, bien sûr, tout passe par Israël. Les Palestiniens se positionnent comme des récepteurs au sein d’un système conçu ailleurs et on leur dit qu’ils doivent se soumettre à de nouveaux massacres.
Cependant, l’arène politique palestinienne n’est pas un terrain passif. Elle est fracturée, fatiguée, disputée, et précisément pour cette raison, également imprévisible. Le succès ou l’échec du Conseil dépendra également de la manière dont les Palestiniens navigueront dans cet espace politique comprimé, du Hamas aux autres factions de résistance et acteurs politiques, en passant par l’Autorité palestinienne (AP).
Des troubles contrastés : comment le Hamas et l’Autorité palestinienne se positionnent-ils par rapport au Conseil de paix ?
La résistance palestinienne entre dans cette période pleine de contradictions. Elle a résisté militairement, mais Gaza est pulvérisée. La survie soutient son autorité symbolique et matérielle en tant que force de résistance, mais l’immensité de la destruction repose sur le corps social même dont cette résistance est issue.
La signature du cessez-le-feu par le Hamas et son ouverture surveillée à la gouvernance technocratique ne sont pas tant un signe de capitulation qu’une reconnaissance : on ne peut pas demander à une population de supporter indéfiniment la faim, le déplacement et la ruine au nom de la liberté. Le logement, l’électricité, l’eau, ce ne sont pas des abstractions. Ils réorganisent les priorités.
Et pourtant, le désarmement n’est pas un ajustement technique. Il est existentiel. Pour les Palestiniens, l’arme dépasse sa fonction matérielle. Elle est une déclaration d’être politique, une revendication à un organisme perturbateur, un refus de la vulnérabilité permanente. Elle signifie la capacité non seulement de faire face à l’occupation, mais aussi d’insister sur la présence palestinienne sur la terre palestinienne, et qu’elle est capable de déformer l’ordre colonial. Y renoncer dans des conditions imposées de l’extérieur ne ferait pas que recalibrer les tactiques, mais marquerait le passage d’un mouvement de résistance qui conteste la domination à un acteur domestiqué, plié à un ordre hautement administré.
Le Hamas et les autres factions palestiniennes qui composent les réseaux de résistance opèrent dans un corridor de plus en plus étroit. Refuser la Junte comporte un risque absolu d’isolement et de limitation de la reconstruction. Pour s’y conformer pleinement, on risque une érosion plus lente de son engagement dans la résistance et son glissement vers une subordination permanente. La position du Hamas devient donc une position de flexibilité calibrée : s’accommoder des arrangements de transition tout en résistant à la conversion tranquille de la reconstruction en désarmement par d’autres moyens. Il cherche à maintenir la dissuasion tout en respectant ses obligations sociales, à préserver ses armes tout en évitant une nouvelle série de massacres sanglants.
La pérennité d’un tel équilibre dépendra non seulement de la coercition extérieure, mais aussi de la cohésion intérieure. En d’autres termes, elle dépendra de la durée pendant laquelle la société palestinienne pourra supporter la pression alors qu’Israël et les États-Unis ont conditionné sa survie à l’abandon de la résistance.
L’Autorité palestinienne en Cisjordanie, en revanche, est confrontée à un paradoxe différent. Le Conseil lui offre la reconnaissance, un engagement financier et la possibilité de réintégrer la sphère administrative de Gaza. Pour des dirigeants qui se sont longtemps investis dans la diplomatie internationale et la réforme institutionnelle, ce cadre semble compatible avec leur orientation stratégique vers la collaboration avec Israël et leur consolidation en tant que gestionnaires des Palestiniens à la demande des centres de pouvoir internationaux.
Cependant, le problème de l’Autorité palestinienne n’est pas l’accès au soutien diplomatique, mais l’érosion de sa légitimité interne. La culture politique palestinienne a été façonnée par le siège, la confrontation et la méfiance à l’égard des accords négociés à l’extérieur. Si l’Autorité palestinienne s’aligne trop étroitement sur les conditions de sécurité imposées par le Conseil, en particulier sur la question des armes de résistance, elle risque de se renforcer encore davantage en tant que régime collaborationniste, technocratique et autoritaire.
Dans le même temps, prendre ses distances par rapport au processus risquerait de la marginaliser dans un cadre déjà structuré autour de l’initiative américaine. Ce risque est d’autant plus aigu que la coalition de droite israélienne s’efforce délibérément de marginaliser et de réduire le rôle de l’Autorité palestinienne, allant jusqu’à rejeter sa participation au Conseil de paix proposé sous quelque forme que ce soit.
La marge de manœuvre de l’Autorité palestinienne se réduit donc à un alignement partiel : soutenir la reconstruction et la participation internationale tout en invoquant rhétoriquement l’unité et la souveraineté nationale.
Cette position révèle une vulnérabilité plus profonde. Pour les centres de pouvoir internationaux, l’Autorité palestinienne s’est avérée utile en tant que tampon palestinien, source de légitimité nominale pour les accords servant les intérêts extérieurs, tout en fournissant une couche de consentement palestinien à des demandes qui, autrement, sembleraient purement coercitives.
Mais les tampons sont des instruments jetables. Une fois qu’ils ont rempli leur fonction, ils deviennent superflus. L’Autorité palestinienne risque de devenir un médiateur qui s’efface : essentiel pour la transition, mais sans importance pour la suite.
Cette impasse, entre une résistance qui ne peut céder complètement et une Autorité qui ne sera pas à la hauteur de la situation, illustre ce que Ghaleb Halsa a appelé la condition de « choisir la fin tragique ». La politique palestinienne actuelle semble être prise dans une impasse structurelle, non pas parce que les deux voies sont également restreintes, mais parce que l’Autorité palestinienne a activement choisi la subordination plutôt que la confrontation, la gestion de la mobilisation et la préservation institutionnelle plutôt que la libération nationale. La tragédie n’est pas simplement que l’Autorité opère dans le cadre de restrictions imposées de l’extérieur, mais qu’elle les a intériorisées comme stratégie politique.
Alors que les factions de résistance naviguent entre les impossibilités qui leur sont imposées, l’Autorité a adopté l’impossibilité comme mode de gouvernement. Elle ne se contente pas de collaborer avec l’occupation sous la contrainte, mais construit toute son existence institutionnelle autour de la collaboration, transformant ce qui devrait être un accommodement tactique temporaire en une orientation politique permanente. Elle gouverne sans souveraineté, non pas parce que la souveraineté est inaccessible, mais parce que l’atteindre nécessiterait de risquer les privilèges institutionnels, les flux financiers et la reconnaissance internationale dont dépend son leadership.
Le vide juridique n’est donc pas une fatalité structurelle, mais un échec politique. L’Autorité palestinienne s’est révélée incapable de transformer sa présence institutionnelle en un avantage réel, ni de convertir sa reconnaissance internationale en concessions significatives. Elle confère une légitimité à des processus conçus pour retarder plutôt que pour offrir la souveraineté. Ce faisant, elle ne navigue pas dans la tragédie, mais la produit.
Le Conseil de paix n’est que la dernière itération d’une dynamique que l’Autorité palestinienne a permise pendant des décennies : la conversion des aspirations politiques palestiniennes en conformité administrative.
Le paradoxe de la survie
Au-delà des calculs des factions se trouve le public palestinien, dont la position n’est ni idéologiquement uniforme ni politiquement apathique. La dévastation de Gaza a intensifié l’urgence matérielle. La reconstruction n’est pas abstraite, elle est immédiate et viscérale.
Cependant, les besoins humanitaires n’effacent pas la conscience politique. Le langage de l’administration fiduciaire, de la supervision et de la réforme est accueilli avec suspicion par une population historiquement habituée aux reports imposés de l’extérieur et déguisés en solutions. Plus encore que de la suspicion, on trouve une connaissance profondément enracinée, le genre qui devient une seconde nature, du fait que ce langage ne signifie rien pour les Palestiniens et tout pour les Israéliens.
Cela produit une double dynamique : un désir aigu de stabilité et de reconstruction, associé à une résistance aux dispositions qui semblent normaliser la subordination. Tout acteur palestinien qui ne comprend pas cette dualité risque de perdre rapidement son pouvoir et sa légitimité. La résistance armée ne peut ignorer le coût social d’une dévastation prolongée. La coopération active avec les puissances coloniales et impériales ne peut ignorer le coût de la capitulation. Mais le plus intéressant est qu’autre chose émerge de cette scène : une politique de survie qui s’investit dans le report.
Peut-être plus que jamais, les forces de résistance, que ce soit au Liban ou en Palestine, naviguent dans le paradoxe de la survie elle-même. Survivre est nécessaire pour préserver la capacité de résister au fil du temps, mais survivre indéfiniment dans des cadres conçus pour transformer la survie en soumission, c’est risquer de devenir ce à quoi on résiste. Le paradoxe est clair : la survie est à la fois la condition préalable à la résistance et le mécanisme par lequel la résistance peut être neutralisée. Refuser la survie, c’est risquer un nouveau cycle d’élimination ; accepter la survie dans les conditions proposées, c’est risquer d’être intégré dans les structures mêmes auxquelles on s’oppose.
Ce qui émerge ici, c’est une double logique de report, où deux formes distinctes de report opèrent simultanément mais servent des objectifs fondamentalement différents. Il est essentiel de comprendre cette distinction, car si l’une s’impose d’en haut comme un mécanisme de contrôle, l’autre émerge d’en bas comme une stratégie de préservation, même si les deux risquent de produire le même résultat politique.
Le report colonial est architectural et intentionnel. Il ne nie pas directement la souveraineté palestinienne, mais la subordonne à la satisfaction d’une liste toujours plus longue d’exigences : réforme institutionnelle, coordination de la sécurité, viabilité économique et bonne gouvernance. Chaque condition génère son propre calendrier, ses propres mécanismes de suivi, son propre groupe d’experts internationaux. Le génie de ce système est qu’il transforme une question politique binaire – la liberté ou l’assujettissement – en un processus administratif graduel. La souveraineté ne devient pas un droit à reconnaître, mais une récompense à gagner par la compétition.
La Commission de paix en est un parfait exemple : elle ne rejette pas l’État palestinien, mais le reporte indéfiniment à travers des séquences scénarisées où chaque phase doit être achevée avant que la suivante puisse commencer. C’est également ainsi que fonctionne le système des mandats.
Mais le report colonial ne se contente pas de reporter la souveraineté. Il réorganise activement l’espace et la population tout en semblant se concentrer uniquement sur le processus et les délais. Le langage temporel de la mise en œuvre progressive, des progrès conditionnels et de l’autonomie graduelle masque un projet spatial plus profond. La reconstruction de Gaza devient le prétexte d’une transformation permanente : qui revient, où s’installent les gens, sous quelle autorité vivent-ils ?
C’est là la double fonction du report : il reporte les revendications politiques palestiniennes tout en accélérant les ambitions territoriales israéliennes, gérant les préoccupations de légitimité internationale par le biais du déroulement du processus, tandis que se produit en arrière-plan la spoliation. Le cadre parle de la gouvernance de demain tout en garantissant que la géographie d’aujourd’hui devienne irréversible.
Comment les mouvements de résistance naviguent dans le report
Mais il existe une autre forme de report que les mouvements de résistance peuvent pratiquer dans le cadre de leur manœuvre politique. Ce type de report résistant opère à partir d’un besoin complètement différent, partant de la réalité matérielle selon laquelle la résistance palestinienne est confrontée à des choix impossibles : une confrontation armée qui entraîne une dévastation sociale catastrophique, ou une coopération avec des cadres coloniaux qui entraînent une capitulation politique. Aucune de ces deux options n’est viable.
Le premier détruit le tissu social dont dépend la résistance ; le second détruit la légitimité qui donne un sens à la résistance. Le report résistant est une tentative de naviguer entre ces deux impossibilités. Il ne s’agit pas de reporter la souveraineté, qui reste l’objectif déclaré, mais la confrontation décisive qui imposerait un choix immédiat entre l’anéantissement et la soumission.
Alors que le report colonial vise à empêcher l’avènement de la souveraineté, le report de la survie vise à éviter la fermeture de la possibilité politique elle-même. Son but n’est pas d’atteindre un point final prédéterminé, mais de maintenir l’avenir ouvert, afin de garantir que la catastrophe n’élimine pas toutes les alternatives.
La logique temporelle diffère fondamentalement. Le report colonial opère à travers un faux progrès : activité constante, négociations, réformes, points de référence, qui créent l’apparence d’un mouvement vers l’avenir, tout en garantissant structurellement que l’arrivée reste perpétuellement hors de portée. Il mesure le temps en étapes délibérément conçues pour ne jamais être achevées.
Le report résistant, en revanche, ne mesure pas du tout le progrès. Il mesure la résistance. Sa temporalité n’est pas le mouvement vers l’avant, mais la persistance latérale : non pas « nous nous rapprochons de la libération », mais « nous n’avons pas encore été éliminés ». C’est pourquoi le report résistant est dépourvu de téléologie conventionnelle. Il ne vise pas un état futur spécifique, mais vise à éviter un résultat spécifique : l’élimination finale de la subjectivité politique palestinienne.
Le double tranchant de la survie
Il existe un danger de transformer la résistance d’une nécessité temporaire en une condition permanente. Lorsque la survie devient sa propre justification, lorsque l’objectif de préserver la capacité de résister efficacement reporte la résistance elle-même, le report résistant commence à refléter le report colonial dans ses effets.
Le cadre colonial anticipe précisément cette convergence. Il crée des conditions conçues pour forcer les mouvements de résistance à adopter un mode de survie, sachant que la survie indéfinie au sein des structures de domination finit par normaliser ces structures. L’Autorité palestinienne incarne ce piège : née de la résistance, elle existe désormais principalement pour gérer l’occupation qu’elle était censée mettre fin, justifiant cette gestion par le discours de la préservation de la capacité institutionnelle et de la prévention de l’effondrement social. Ce qui a commencé comme un report résistant s’est transformé en une participation au report colonial.
Telle est donc la condition : le report résistant préserve la possibilité politique uniquement en reportant sa réalisation, tandis que le report colonial exclut la possibilité précisément en la maintenant perpétuellement en jeu. Les deux produisent l’attente, les deux génèrent l’épuisement, et les deux risquent de rendre le temporaire permanent.
Mais ils ne sont pas symétriques. L’un s’impose par la force écrasante et l’architecture institutionnelle ; l’autre est choisi dans le cadre de contraintes impossibles. L’un vise à empêcher l’arrivée ; l’autre à empêcher l’anéantissement.
La différence importe, non pas parce qu’elle garantit la victoire, mais parce qu’elle identifie où opère l’agence, même si elle est comprimée. Le Conseil de paix représente la dernière itération de la gouvernance coloniale, mais aussi sa vulnérabilité persistante : il doit constamment reproduire le consentement palestinien, gérer la conformité palestinienne et répondre au refus palestinien.
Les structures conçues pour éliminer la politique ne réussissent jamais ; elles ne font que la déplacer, la reporter, la contraindre à prendre de nouvelles formes. Il est impossible de savoir à l’avance si ces formes constituent une résistance ou simplement sa décomposition prolongée. Elle ne peut être pratiquée, supportée et peut-être transformée que par la lutte elle-même, par la navigation quotidienne entre des contraintes impossibles, en temps réel, sans garantie d’arrivée.
*Abdaljawad Omar est écrivain et professeur assistant à l’université de Birzeit, en Palestine.
