Chères et chers camarades,
Convocatoria mettra tout en œuvre pour reconstituer une gauche révolutionnaire, anticapitaliste et anti-impérialiste, qui lutte pour l’indépendance définitive de notre Grande Patrie et pour la construction d’une société égalitaire, sans exploiteurs ni exploités.
Pour CONVOCATORIA, la lutte principale est politique, auquel cas l’outil devra également être politique.
Notre regard, tant au sein de notre organisation que dans toute analyse de la situation nationale et internationale, sera toujours axé sur la lutte des classes et la lutte anti-impérialiste. Nous comprenons qu’à l’heure actuelle, le pillage impérialiste a atteint son paroxysme.
Bien que dans certains cas, cela ressemble au colonialisme, dans d’autres, nous assistons à des instances supérieures de domination et d’appropriation des ressources.
En ce sens, nous affirmons qu’aucun gouvernement qui a pour objectif l’indépendance économique, la souveraineté politique et la justice sociale ne peut donner la priorité au paiement de la dette.
Le non-paiement de la dette extérieure est, et reste, l’un des principaux chevaux de bataille de ceux qui luttent pour une patrie définitivement indépendante.
*UNE PRÉCISION PRÉALABLE ET ESSENTIELLE*
Tout ce que nous dirons ici ne sera qu’un simple exercice intellectuel de bonnes idées si nous ne nous concentrons pas sur l’aspect principal, LE POUVOIR.
Le pouvoir réel de l’État.
Cela implique d’évincer, par tous les moyens, les exploiteurs, les capitalistes et les impérialistes de l’État et d’y mettre les nôtres.
Ceux qui ont démontré par leur vie, leurs pratiques de lutte, leur organisation et leur cohérence révolutionnaire qu’ils peuvent, depuis l’État, construire une société sans exploiteurs ni exploités.
Cela implique deux questions fondamentales.
*Premièrement*, construire les outils nécessaires à cet objectif, ce qui implique des dizaines d’années de travail et une insertion profonde dans les masses populaires.
*Deuxièmement*, ces outils et ce processus ne doivent JAMAIS être dirigés par des dirigeants ou des partis capitalistes.
C’est ce qui s’est produit pendant des décennies en Argentine et qui nous a conduits à la situation actuelle
*C’est avec ces précisions que nous exposons nos arguments*
Tout d’abord, nous tenons à dire que, depuis Convocatoria SEGUNDA INDEPENDENCIA, nous essayons – grâce à un effort surhumain et à d’énormes sacrifices individuels et collectifs de nos camarades – de développer notre politique des fronts de masse, comme outil pour le travail de base et l’accumulation de pouvoir.
À partir de l’insertion sociale, que ce soit dans les territoires, dans les organisations de jeunes, de genre, paysannes, de travailleurs, etc., comme tâches inhérentes à notre travail militant quotidien.
Et dans ce cadre, nous faisons également le maximum d’efforts pour converger avec d’autres organisations, d’autres collectifs, d’autres tentatives de construction organisationnelle, dans le cadre d’accords minimaux afin d’avancer dans la synthèse.
Depuis des années, *Convocatoria ne parle pas d’« unité »*, nous parlons d’accords.
Avancer petit à petit, sur la base d’accords concrets.
Notre approche sera toujours la même : *beaucoup d’accord sur peu de points* plutôt que des analyses approfondies sans accord, ou avec des « prétendus » accords, sans rien résoudre dans les faits.
Ou pire encore, si ces accords ne sont pas construits.
Par conséquent, les accords, à notre avis, nécessitent des méthodologies claires et des principes judicieux.
Nous nous formons et nous nous organisons pour disputer le pouvoir réel et construire un État communal révolutionnaire, dirigé par la classe ouvrière.
LES POINTS CONCRETS QUE NOUS PROPOSONS D’ÊTRE PROMUS PAR UN GOUVERNEMENT NATIONAL ET POPULAIRE DANS UNE PREMIÈRE INSTANCE DU POUVOIR DE L’ÉTAT.
Cette année, nous nous proposons de travailler sur ce programme national et populaire, ou sur les points programmatiques d’un Front de libération, dans le but d’apporter les éléments qui nous permettront :
– d’approfondir l’analyse de la réalité nationale et internationale.
– d’affronter et de promouvoir les débats nécessaires pour installer notre ligne politique dans les différents secteurs.
– de rallier des camarades à nos fronts de masse.
*Ne pas oublier* : demander que ces propositions soient concrétisées par un gouvernement capitaliste (même s’il est perçu comme « progressiste ») ou, pire encore, par un gouvernement pro-impérialiste ou sioniste, est une utopie.
Demander aux fascistes des améliorations en matière de santé ou de souveraineté alimentaire, ou un budget pour l’éducation (par exemple) est une utopie ou une naïveté.
La priorité avec de tels gouvernements est de les affronter.
C’EST LE MINIMUM QU’UN GOUVERNEMENT POPULAIRE DOIT PROMOUVOIR
Bloc I
-Le droit de nos peuples à l’autodétermination.
Pleine souveraineté des nations sur leurs ressources naturelles (biens communs).
Et dans cette autodétermination, nous incluons la juste revendication de celle-ci par nos peuples et communautés autochtones.
Bloc II
– Le droit à la nationalisation des moyens d’exploitation des ressources (biens communs), des banques et du commerce extérieur.
– Régulation des prix internationaux, visant à stabiliser les dépenses d’importation et les recettes d’exportation.
– Nouvelles sources de financement visant à promouvoir le développement grâce à des crédits non conditionnels.
– Création de mécanismes efficaces pour le transfert de technologies de pointe vers nos pays.
– Contrôle réel des entreprises transnationales. Et les domaines stratégiques de la production entre les mains de l’État.
– Participation de la classe ouvrière à la production et à la gestion des entreprises, ainsi qu’à la distribution des biens.
(Conséquences des politiques de privatisation sur l’économie nationale).
(Les BRICS comme possibilité d’un nouvel ordre économique intégré par les pays émergents, pour sortir des blocages des contrôles financiers imposés par le capitalisme impérialiste).
Bloc III
– Cessation des conditions imposées pour l’application des mécanismes juridiques de chaque pays.
Non-reconnaissance des dettes extérieures contractées, puis ratifiées de manière illégitime.
LOI DE BASE – Chapitre 10 Juridiction et arbitrage.
Non-paiement de la dette extérieure.
FMI/Club de Paris contre BRICS.
Bloc IV
– Droits des peuples au contrôle étatique de la propriété foncière à des fins sociales et communautaires. Droit d’exproprier les grands latifundios.
Droit à la souveraineté alimentaire qui nous permette de produire de manière autonome des aliments sains, nutritifs, adaptés au climat et à la culture, en utilisant les ressources locales et par des moyens agroécologiques, principalement pour répondre aux besoins alimentaires locaux de leurs communautés.
– Propriété collective de la terre (en voie de réforme agraire) –
– Méthodes pour aborder une production agricole et minière qui tienne compte de la protection de l’environnement.
– Modification de la loi foncière au profit des multinationales .
(Élaboration d’une carte des régions productives, des zones de conflit, des luttes).
Bloc V
– Droit des nations à disposer de leur propre marine marchande battant pavillon national. Nationalisation des transports et des voies aériennes.
– Cessation de l’extractivisme et de la méga-exploitation minière qui constituent une nouvelle forme de colonialisme, de pillage, de domination territoriale et de dégradation environnementale.
Luttes dans les territoires contre la méga-exploitation minière et la privatisation des ports nationaux.
La fausse promesse de progrès et de création de milliers d’emplois pour des régions historiquement abandonnées et appauvries est la stratégie utilisée par ces gouvernements capitalistes pour imposer leurs projets.
Nous comprenons que sans affecter les intérêts des secteurs dominants, il ne sera jamais possible pour les millions d’habitants de notre territoire d’accéder aux avantages découlant d’un état d’équité et d’égalité.
Bloc VI
– Droit à une éducation publique d’excellence et accès à tous les niveaux d’éducation pour tous les enfants du peuple.
– Droit à la santé publique
Mettre en place un véritable système de santé publique, qui garantisse son accès à tout le peuple
Le rôle stratégique que doit jouer l’État dans un projet de santé et d’éducation publiques vers une voie révolutionnaire.
*La proposition la plus importante*
Sans une réforme constitutionnelle, bon nombre de ces propositions deviendront utopiques et impossibles à réaliser.
Pour qu’une Assemblée constituante puisse réformer la Constitution nationale argentine, il faut non seulement être au pouvoir (par tous les moyens et sous toutes les formes nécessaires), mais aussi bénéficier d’un fort soutien populaire, convaincre les classes populaires de soutenir une Constitution tendant vers le contrôle absolu de nos richesses et établissant des modes de prise de décision largement connus de notre peuple.
CONCLUSION
Tout cela est ce que nous proposons.
Tout cela constitue l’objectif de notre militantisme et de nos efforts.
Tout cela est impossible sans ancrage dans les masses, sans militantisme, sans conviction des gens.
Et surtout, sans organisation et sans lutte.
Avec ces idées, nous appelons à rejoindre les lieux de lutte que nous promouvons.
convocatoriasegundaindependencia.com
