En défense d’une combattante communiste
En ces temps de recul social, de réaction et de guerres impérialistes, nous, révolutionnaires, devons, avec toute la force possible, mettre en avant l’idée communiste ; l’idée de la libération de l’humanité (et des ressources de la planète) des griffes de l’exploiteur bourgeois. C’est précisément au moment où la bourgeoisie, aux quatre coins du globe, s’en prend aux peuples dans sa volonté de perpétuer le système actuel d’accumulation capitaliste, que nous, communistes, révolutionnaires et intransigeants, ont le devoir de faire valoir auprès des peuples – dans le feu de la lutte populaire – la nécessité urgente d’abolir la propriété bourgeoise, la propriété privée des moyens de production et de la terre – cette propriété qui est, par essence, la cruelle et impitoyable Eris1 moderne, la mère de toutes les injustices sociales de notre époque.
Dans la lutte pour le communisme s’établira naturellement une période de transition : le socialisme. Une période où le pouvoir ouvrier et populaire se crée par la base, au cœur même des masses ouvrières et populaires ; une période où l’on aspire, comme une nécessité historique, à la défaite définitive du pouvoir bourgeois. C’est au cours de cette période que les tâches démocratiques seront pleinement accomplies et exprimées dans le pouvoir populaire, dans nos soviets.
C’est alors que, le pouvoir bourgeois détruit, nous détruirons également la réaction bourgeoise. C’est sous le socialisme que s’effectue la répartition socialiste des richesses ; et que commence à se dessiner la société de l’avenir, la société sans classes : le communisme. On comprend par là que nous, communistes, ne luttons pas pour une démocratie en général (en définitive une sorte de concept fallacieux breveté par les philosophes et les politiciens bourgeois), mais pour la démocratie populaire, la véritable démocratie, qui est le pouvoir de ceux d’en bas, des peuples en lutte, et qui s’exprimera dans les grandes organisations ouvrières et populaires, c’est-à-dire dans nos soviets déjà mentionnés.
Nous ne devons pas non plus confondre cette période de transition avec le mot d’ordre, tout aussi fallacieux, de la lutte par étapes, un mot d’ordre qui caractérise le réformisme et le progressisme social-démocrate de ces temps troublés et qui s’obstine à nous faire croire que la première chose à faire serait d’industrialiser, et donc de prolétariser, nos régions pour ensuite, et seulement ensuite, aspirer à la révolution socialiste ; non, nous, les communistes, sommes convaincus que la lutte pour le socialisme, c’est maintenant ; car c’est maintenant que les peuples doivent, selon notre conception politique, lutter contre l’ordre bourgeois, contre la bourgeoisie et pour l’instauration de l’ordre socialiste.
En mettant en avant l’idée du communisme, nous, les communistes, devons également mettre en avant la figure du combattant communiste. Et pour cela, rien de mieux que de se référer à ce qu’ont stipulé nos classiques : les communistes constituent « la partie la plus résolue des organisations ouvrières de tous les pays, la partie qui pousse toujours les autres en avant ; théoriquement, ils ont sur le reste de la classe ouvrière l’avantage d’une vision claire des conditions, de la marche et des résultats généraux du mouvement ouvrier » (Manifeste communiste, Marx & Engels, 1848).
Nous comprenons également qu’en mettant en avant nos combattants, nous ne cherchons pas à personnaliser la lutte ; nous voulons seulement souligner que c’est en eux et en elles que se concentre le meilleur de notre classe, que c’est en eux et en elles que converge la volonté collective d’avancer sans compromis vers la conquête de l’avenir ; qu’en eux et en elles, il n’y a pas d’intérêts qui s’écartent des intérêts généraux de la société opprimée ; que tout comme eux et elles, nous admirons également tous nos combattants anonymes (partout sur la planète) qui ont donné leur vie ou une partie de leur vie dans la lutte pour l’émancipation de l’humanité.
Nous souhaitons ainsi préciser que nous ne recherchons pas de martyrs à commémorer ; que si nous admirons nos combattants pour leurs sacrifices, leur dévouement et leur cohérence, c’est parce que nous admirons inconditionnellement notre classe, c’est-à-dire l’ensemble du mouvement ouvrier et populaire.
C’est dans l’avancée de ce mouvement que se reflète clairement la figure du combattant, de ceux et celles qui sont et ont été l’avant-garde des luttes populaires ; c’est dans ce mouvement que le combattant ou la combattante communiste renaît. Le sacrifice de nos combattants et combattantes a toujours été proportionnel à la réaction bourgeoise ; et nous ne nous arrêterons pas tant que nous ne l’aurons pas vaincue.
Aujourd’hui, c’est la figure d’une grande combattante communiste qui nous rassemble ; celle d’une militante exemplaire et cohérente ; celle d’une camarade aguerrie dont la lutte intransigeante se poursuit au sein d’une des prisons de haute sécurité du Paraguay. Nous faisons référence à l’une des grandes militantes d’Amérique latine : Carmen Villalba.
Socorro rojo, Nuestra América
