Le gouvernement du président Petro a décidé de céder aux ordres de l’empire américain et de se mettre au service de l’offensive néocoloniale menée par Donald Trump. Les politiques de paix et de changement en faveur des majorités ont été gravement compromises ; en effet, avec la militarisation croissante du gouvernement, il ne peut être question de paix ni de résolution du conflit, et encore moins de céder la souveraineté nationale à un empire génocidaire.
Le 2 février, nous avons reçu un émissaire du président accompagné d’une délégation de la communauté internationale et de la Conférence épiscopale colombienne, afin de discuter de la possibilité de reprendre la solution politique au conflit, au cours de laquelle nous avons réaffirmé notre volonté de paix et notre disposition à continuer à rechercher des issues à la crise de la table des négociations.
Après les derniers soubresauts de la réunion avec Trump, à l’aube du 4 février, Petro a ordonné aux forces armées de l’État de bombarder la même zone du Catatumbo où, quelques heures auparavant, s’était achevée la réunion qui tentait de relancer le processus de paix avec l’ELN.
La gravité de ce qui s’est passé ne réside pas dans le fait que Petro ait ordonné des actions de guerre, mais dans le fait que celles-ci ont réduit à néant les alternatives de paix qui étaient en cours et qu’il avait lui-même autorisées. Il ne fait aucun doute que le président a préféré mener des opérations militaires contre l’ELN, en donnant la priorité à la protection de la Banda del 33 des ex-FARC, avec laquelle il entretient depuis longtemps une alliance sur le territoire, sans se soucier du fait que le bombardement de zones peuplées constitue une violation du droit international humanitaire.
Par ces actions, le président nie les avancées réalisées par son émissaire et remet complètement en question les efforts de paix déployés par la communauté internationale et l’Église. Malgré l’incohérence de Petro, devant le pays et le monde, l’ELN réaffirme la volonté de paix exprimée lors de la réunion du 2 février.
En attendant l’arrivée du prochain gouvernement, nous continuerons à dialoguer avec la société, les organisations populaires et les communautés afin de progresser vers la construction de l’accord national que nous avons proposé au pays.
La Colombie… pour les travailleurs !
Pas un pas en arrière… la libération ou la mort !
Commandement central
ELN Armée de libération nationale
Montagnes de Colombie
8 février 2026
