LIBERTÉ IMMÉDIATE POUR MARÍA JOSÉ BAÑOS ANDÚJAR
espaces de lutte
En tant que collectifs et organisations, nous élevons la voix pour dénoncer la situation extrêmement grave de la prisonnière politique María José Baños Andújar, actuellement incarcérée au centre pénitentiaire de Campos del Río (Murcie), gravement malade et en danger de mort réel en raison de la poursuite de son internement et du déni systématique de ses droits fondamentaux.
María José Baños Andújar, Marijose, est une militante antifasciste, prisonnière politique du GRAPO, qui a lutté, et continue de le faire depuis sa cellule, contre les atrocités du capitalisme et du fascisme dans l’État espagnol.
Elle a été arrêtée en 2002, dans un contexte de persécution politique féroce. Comme tant d’autres militantes de sa génération, elle a subi des tortures pendant sa détention : isolement, violence physique et psychologique, humiliations et menaces. Ces tortures n’ont jamais fait l’objet d’une enquête ni d’un procès, mais elles font partie de l’histoire répressive de l’État.
Depuis lors, elle est emprisonnée depuis plus de 20 ans, passant par différentes prisons, soumise à l’isolement, à la dispersion et à des punitions continuelles. En novembre 2018, Marijose a purgé les trois quarts de sa peine, ce qui, ajouté à son état de santé fragile et à une maladie grave et incurable, aurait dû lui permettre d’être libérée sur parole. Cependant, les demandes de ses avocats ont été systématiquement rejetées. L’État veut qu’elle meure en prison.
La situation actuelle de María José n’est ni une anomalie administrative ni une erreur médicale : c’est une décision politique délibérée. Le refus de la libération conditionnelle est uniquement et exclusivement motivé par le fait que Marijose ne se repent pas. On lui demande de renoncer à sa carrière politique pour accéder à un droit fondamental. On enfreint la légalité pour exercer un chantage idéologique et politique.
#SOSMariaJoseBaños


