provocations policières contre Zehra Kurtay

Après plus de 200 jours de grève de la faim pour empêcher son expulsion, la journaliste turque Zehra Kurtay, ainsi que ses camarades solidaires de son combat, font l’objet de provocations incessantes de la part de la police française, sous la pression de l’État fasciste turc.

La « résis-tente », une tente installée à la porte de Saint-Denis à Paris, est devenue le symbole de la résistance, de ceux qui luttent contre le racisme, le fascisme et l’impérialisme. Cette expérience fait peur car elle montre qu’il est possible de résister, de s’organiser et de ne pas céder à la peur et aux politiques de terreur, même au cœur de la métropole impérialiste.

Nous publions l’appel de Zehra Kurtay, solidaires de son combat et de tous les camarades qui résistent contre le racisme, le fascisme et l’impérialisme.

Ce cas n’est pas isolé, et nous pouvons l’inscrire dans le cadre d’une attaque générale contre les espaces d’agibilité politique et sociale en France. Des attaques contre les solidaires de la Palestine aux provocations de plus en plus directes contre les élus de LFI, les politiques de terreur et de peur de l’impérialisme français se font de plus en plus pressantes. Ces attaques visent les classes populaires, afin d’empêcher la résistance.

Soutenir ceux qui résistent, défendre les espaces d’action politique et sociale devient la ligne de conduite. Ne pas céder à la peur et à la terreur, c’est s’organiser, construire la résistance, sur les lieux de travail, dans les quartiers populaires, dans les écoles, dans les prisons. 

message de Zehra Kurtay

Tout ce qui m’arrivera relève de la responsabilité de la police française La police française continue de chercher des personnes pour témoigner contre moi, de criminaliser notre résistance, de menacer celles et ceux qui contribuent à notre tente de résistance, et de tenter de qualifier ces efforts de terrorisme. Le dernier exemple en date s’est produit hier soir. Un de nos camarades engagés dans la tente a été arrêté à la gare de Sarcelles par un policier d’origine turque, puis emmené dans un autre véhicule où se trouvaient deux policiers en civil. Là, il a été intimidé, menacé d’expulsion, de perte de titre de séjour et de peine de prison, et contraint de témoigner contre moi, avec une proposition de collaboration. En échange de cette collaboration, on lui a proposé un titre de séjour de 10 ans ainsi qu’un logement social. Il est désormais évident que la police française prépare un nouveau complot. Hier, ils ont menacé Uğurtan Sağır et m’ont désignée comme cible… aujourd’hui, ils ont interrogé illégalement ce camarade. Leur objectif est clair : éloigner les gens des révolutionnaires par la contrainte et la menace, et faire passer l’engagement révolutionnaire pour un crime. Je le répète depuis des mois : JE NE SUIS PAS UNE TERRORISTE. Être révolutionnaire n’est pas un crime. LES VRAIS COUPABLES, C’EST VOUS. LE VRAI COUPABLE, C’EST L’IMPÉRIALISME. En aucune circonstance, vous ne parviendrez à me criminaliser, ni à criminaliser notre tente, qui est devenue un lieu de résistance. Je continuerai à résister et à récupérer un à un tous les droits que vous m’avez volés. La tente de résistance continuera d’être un espoir pour toutes celles et ceux que vous opprimez et dont vous piétinez la dignité. Je souhaite informer l’opinion publique que la police française, engagée dans une préparation de complot, sera responsable de tout ce qui pourrait m’arriver. Être révolutionnaire n’est pas un crime Nous avons raison, nous gagnerons

Zehra Kurtay

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