l’histoire du PDPR-EPR (Mexique)

Soixante-deux ans de lutte révolutionnaire pdpr-epr (Partido Democrático Popular Revolucionario-Ejército Popular Revolucionario)

« Le militant révolutionnaire doit mener son action transformatrice en fonction de la réalité objective qu’il entend transformer, dans la mesure où celle-ci définit les tâches et les besoins politico-organisationnels à résoudre ; mais l’action du révolutionnaire se développe en fonction des besoins et de la disposition, qui englobent les caractéristiques propres au militant. Nous parlons des capacités politico-théoriques et de la disposition à la lutte comme de deux aspects fondamentaux du profil du révolutionnaire. »

Enseignements méthodologiques dans le processus de construction des forces de la révolution. PDPR-EPR

En hommage et en reconnaissance, en tant que communistes, à nos camarades Gabriel Alberto Cruz

Sánchez et Edmundo Reyes Amaya

Camarades, en ce 1er mai, notre parti célèbre officiellement ses 62 ans de lutte révolutionnaire ; six décennies et deux ans de lutte au cours desquels plusieurs générations de révolutionnaires se sont réunies pour objectiver la nécessité historique de la révolution socialiste dans notre pays.

Au cours de ce long processus, notre parti a été partie intégrante de la lutte de notre peuple pour son émancipation, car ceux d’entre nous qui y militons sommes des femmes et des hommes du peuple, c’est-à-dire un peuple conscient, un peuple armé et un peuple organisé selon des principes révolutionnaires.

L’origine de notre parti se trouve dans les luttes de notre peuple à la fin des années 50 du siècle dernier ; par conséquent, dès le début, nous avons été liés aux masses travailleuses, à leurs luttes et à l’aspiration historique de notre peuple à parvenir à son émancipation économique, politique et sociale.

Notre peuple connaît notre existence car c’est lui qui nous nourrit, nous habille, nous chausse et nous protège ; il ne doute pas de notre existence ni de la qualité des révolutionnaires qui militent dans nos rangs, car c’est le peuple lui-même qui apporte les ressources humaines et matérielles pour la révolution ; en d’autres termes, il ne doute pas car nous faisons partie de lui, et il sait aussi distinguer le révolutionnaire du charlatan et des opportunistes à l’auréole révolutionnaire.

Cela se confirme lorsque des camarades paysans, malgré leur pauvreté ou leur misère, nous offrent un taco aux haricots, ou une tortilla au piment « s’il n’y a pas de quoi plus » ; lorsque, en ville le week-end, nous nous asseyons à table pour partager « le sel et la tortilla », comme dit notre peuple, tout en discutant des affaires de la révolution ; c’est également le cas lorsque l’étudiant, malgré ses moyens limités, nous offre sincèrement l’hospitalité et partage le peu qu’il a avec les révolutionnaires.

L’histoire de notre parti est liée à l’histoire de la lutte des classes au Mexique au cours des six dernières décennies ; dans la mesure où nous sommes un peuple organisé et un peuple armé, les militants du PDPR-EPR sont l’expression de la longue lutte de notre peuple contre l’oppresseur et l’exploiteur.

Notre histoire s’est écrite à travers une infinité de combats de classe menés aux quatre coins du pays ; cette histoire est connue des militants et partagée avec ceux qui, par leurs actes, confirment leur qualité de révolutionnaires, car la transmission des expériences constitue une méthode dans la construction des forces de la révolution.

Au cours de ce long chemin, nous avons rencontré des hommes et des femmes fidèles aux idéaux qu’ils professaient, à la lutte pour le socialisme ; cependant, nous avons également rencontré ceux qui se gavaient de phrases révolutionnaires et qui se sont révélés être des charlatans et des hypocrites qui feignaient d’être révolutionnaires, alors que, dans leur quotidien, ils se pliaient aux modes d’existence bourgeois et reproduisaient l’idéologie du système.

Ceux qui propagent le refus de la nécessité de la révolution au Mexique nient l’existence de notre parti et laissent libre cours à l’idée de renoncer à la révolution, à sa négation et à son impossibilité ; il existe pourtant une réalité incontestable, qui se confirme jour après jour sur le terrain de la lutte des classes : le parti existe, le PDPR-EPR EST PRÉSENT, il se renforce et se développe à chaque combat de la lutte des classes dans notre pays, et la révolution socialiste est une nécessité historique, souhaitable pour les masses opprimées et, pour le peuple conscient et organisé, selon les principes de l’organisation prolétarienne, il est possible de la concrétiser.

Qui nie l’existence du PDPR-EPR ? Nient l’existence de notre parti en tant que force révolutionnaire tous ceux qui reprennent et répètent mot pour mot le discours et la rhétorique de l’État ; le font ceux qui ont renié et renoncé à la lutte pour le socialisme par des méthodes révolutionnaires ; ceux qui se vantent d’avoir une auréole révolutionnaire et justifient leur incohérence en invoquant le problème de l’âge biologique pour dissimuler leur inconséquence le clament haut et fort ; tous ceux qui craignent la révolution, sous prétexte que « les temps ont changé », nient l’existence du PDPR-EPR ; tous ceux qui se font l’écho de la contre-insurrection nient la nécessité et la nature de la révolution socialiste, en soutenant que la révolution par des méthodes révolutionnaires est impossible.

Notre parti est composé de femmes et d’hommes qui comprennent la nécessité historique d’une nouvelle révolution dans notre pays, dont l’action pour objectiver le changement social se transforme en exigence et en volonté consciente de nous transformer afin de pouvoir participer rationnellement au changement social. On ne peut convaincre les autres de la nécessité de la révolution socialiste si nous n’en sommes pas profondément convaincus nous-mêmes.

En tant que combattants de l’idéal communiste, nous partons de la conviction politique et idéologique que la révolution n’est pas une affaire mineure ou personnelle, encore moins un acte émotionnel et irrationnel ; elle est avant tout le produit d’une décision consciente et mûrement réfléchie, dans laquelle l’individu comprend sa nécessité historique et a la disposition, ainsi que la volonté, de se joindre à l’effort collectif pour répondre à cette exigence historique. (Principes stratégiques, tactiques et méthodologiques de la révolution socialiste au Mexique. PDPR-EPR)

Dans la mesure où nous nous y joignons de manière consciente et volontaire, cela se transforme en un acte de liberté, en un acte rationnel ; par conséquent, la disposition à changer personnellement pour pouvoir changer le monde se déroule comme un acte rationnel qui n’a rien à voir avec la conception judéo-chrétienne qui considère la révolution comme un acte de souffrance et de sacrifice, justifiant ainsi toute conduite inconséquente.

En ces termes, pour le militant du PDPR-EPR, faire la révolution implique une préparation, comme l’a un jour souligné le camarade Gabriel : « pour être révolutionnaires, nous devons nous préparer consciencieusement », ce qu’il a partagé lors d’une école de transmission d’expériences ; la leçon à en tirer est que l’ignorance et le culte de celle-ci ne vont pas de pair avec le révolutionnaire.

Notre méthodologie de construction part du principe qu’il est impensable de vouloir faire la révolution sans disposer des outils nécessaires et appropriés pour cela…

(ibid), c’est pourquoi le camarade Gabriel exigeait toujours des militants qu’ils se préparent consciencieusement, surtout de ceux qui, pour une raison ou une autre, occupaient un poste de direction. Il est évident que pour ceux qui ont pris cet engagement, cette exigence s’est transformée en méthode, tandis que ceux qui l’ont reniée ont fait preuve d’incohérence entre leurs paroles et leurs actes, tombant dans la simulation.

L’exigence était politique et précise car celui qui est militant du parti, et « occupe un poste » comme disent les camarades d’origine paysanne, sera toujours « sous les projecteurs », disait le camarade Gabriel ; par conséquent, se préparer est une nécessité, une exigence pour être chaque jour meilleurs en tant que combattants de l’idéal communiste, c’est là que se reflètent la volonté de changement, l’attitude combative et la ligne de cohérence et de lutte.

Parler de l’existence de notre parti nous renvoie à chacune des expériences des militants qui ont permis : a) l’existence du PDPR-EPR en tant que force révolutionnaire dans le champ de la lutte des classes ; b) d’accumuler de l’expérience dans ce domaine, qui est une expérience historique et collective ; et c) de garantir la continuité révolutionnaire ; chacun des témoignages de la militance constitue un appel à nous consolider en tant que révolutionnaires.

En l’honneur et en reconnaissance de la militance, de tous ces camarades qui ont rendu possible l’existence de notre parti, nous exposons en toute sincérité à notre peuple et à la militance quelques réflexions qui nourrissent le PDPR-EPR, tirées de La transmission des expériences comme méthode de construction dans le processus de la lutte révolutionnaire (PDPR-EPR).

Nous considérons que c’est là le meilleur hommage aux tombés dans cette lutte, à ceux qui sont en situation de disparition forcée, à ceux qui ont été ou sont dans les cachots de l’ennemi ; et à l’effort désintéressé des femmes et des hommes qui militent dans nos rangs :

– Quand on décide de participer à la révolution, il est clair que nous devons changer et combattre tous les fardeaux que nous traînons du système, que nous devons avoir un projet de vie. Nous avons eu l’occasion de travailler aux côtés du camarade Héctor, et depuis lors, nous disions que nous ne sommes pas dans la révolution à cause des mauvais traitements sociaux que nous aurions subis, ou parce que nous venions de la misère.

Chacun de nous a une raison différente de participer à la révolution ; ceux qui ont décidé d’y adhérer l’ont fait parce qu’ils ont pris conscience idéologique ; cette conviction nous fait comprendre que notre peuple continue d’être exploité ; ce n’est pas une rhétorique ou une répétition creuse dont nous avons besoin d’entendre parler, cela se dit avec conviction…

– La révolution au Mexique n’a pas triomphé parce que nous, les révolutionnaires, n’avons pas eu la capacité de construire un parti qui rassemble tout le peuple contre ses exploiteurs…

– Un révolutionnaire sans théorie sera victime des circonstances, ce sera un homme qui agira davantage par volonté que par la rationalité que confère la préparation politique et militaire…

-… nos méthodes d’éducation ne peuvent pas être les mêmes que celles utilisées dans le milieu universitaire ou dans le système scolaire ; notre objectif est de former des révolutionnaires pour toute la vie, des hommes qui soient politiquement et idéologiquement convaincus de la nécessité d’une nouvelle révolution, la révolution socialiste, pour résoudre les problèmes historiques et actuels de notre peuple. Les cours politico-militaires visent à susciter une réflexion personnelle et collective sur la conviction de notre participation à la révolution ; si tel est le cas, le processus d’enseignement et d’apprentissage est permanent, il ne s’achève pas sur un cours, il est constant dans la mesure où nous avons une praxis révolutionnaire.

– Parler du combattant pour l’idéal communiste implique que celui-ci ait de profondes convictions politiques et idéologiques, c’est-à-dire des idées politiques et idéologiques intériorisées qui seront les paramètres de l’attitude communiste… c’est-à-dire une conduite selon des paramètres politico-moraux…

– Pour pouvoir poursuivre la lutte pour le socialisme dans notre pays ; pour que la révolution socialiste suive les voies appropriées ; pour pouvoir surmonter les vicissitudes du processus révolutionnaire ; pour pouvoir assurer la continuité historique du parti et du processus révolutionnaire dans notre pays, il ne suffit pas d’être révolutionnaires, il faut avant tout être communistes, ce qui implique de fermes convictions politiques et idéologiques issues d’une conception idéologique et philosophique qui sous-tend nos aspirations et nos actes révolutionnaires.

– … un révolutionnaire qui n’embrasse pas l’idéal communiste finira tôt ou tard par se lasser de la lutte, celle-ci cessera d’être la source de ses satisfactions personnelles et collectives…

– … je suis dans le parti parce qu’avant d’y adhérer, j’ai vécu dans ma chair l’exploitation et l’oppression, j’ai côtoyé de près les exploiteurs et cela m’a amené à comprendre la nécessité de faire la révolution… c’est ainsi que j’ai trouvé le parti, dans la lutte…

Lorsque j’ai pris contact avec le parti, j’ai compris que la révolution est un acte conscient, que nous devons la mener à bien… C’est ainsi que j’ai pris l’engagement d’appartenir au parti jusqu’à ce qu’il cesse d’exister…

– Depuis le début de ce projet révolutionnaire, ce qui nous a permis d’aller de l’avant, c’est que dès le départ, nous étions convaincus qu’il fallait s’engager dans la cause révolutionnaire pour le socialisme ; dès mon plus jeune âge, j’ai pris cet engagement, sachant que le socialisme est nécessaire ; c’est pourquoi j’ai décidé de me consacrer à la révolution, convaincu qu’il faudrait combattre l’État…, et sachant que nous devons nous préparer sur les plans politique et militaire, car l’ennemi ne cessera jamais d’essayer de nous détruire…

depuis que nous avons pris l’engagement d’appartenir au parti et de faire la révolution, nous avons déclaré qu’il fallait s’y consacrer pour la vie, et c’est ce qui a été fait… nous n’avons jamais joué les réformistes… nous vivons pour la cause de notre parti, c’est pourquoi il faut apprendre à vivre en elle et pour elle.

Je tiens à déclarer devant tous les camarades du parti que – une fois de plus – l’engagement de lutter pour l’idéal communiste est réaffirmé, que ma participation est pour la vie… que cela se poursuivra jusqu’à mon dernier souffle ; en attendant, il faut être cohérent et résoudre les problèmes que nous pose la révolution.

Je réaffirme que je resterai dans ce parti qui est le mien, que je resterai dans la révolution, qui est mon projet de vie, la source de mes satisfactions.

Je continuerai à lutter pour la cause communiste…, je poursuivrai l’effort quotidien de me former en tant que communiste, de suivre cette ligne jusqu’à la fin de ma vie…

Des années de lutte ont permis au PDPR-EPR d’exister en tant que force de la révolution ; que les militants qui nourrissent nos rangs aient bien à l’esprit qu’une attitude communiste est nécessaire pour accomplir le devoir, ce devoir imposé par la nécessité de la révolution.

Notre peuple témoigne de notre existence ; le témoignage de nos militants le confirme ; chacun des militants qui lui donnent vie, qui construisent les forces de la révolution, en témoigne ; la pratique qui transforme et construit les piliers de la révolution l’appuie, cela ressort clairement des OPINIONS COLLECTIVES ET INDIVIDUELLES AUTOUR DU LIVRE LA RÉVOLUTION IMPOSSIBLE (Les militants du PDPR-EPR s’expriment) :

– Nous pouvons affirmer sans crainte de nous tromper que la base militante est claire dans sa position révolutionnaire : dans ce parti, nous militons tous ceux qui sommes convaincus de la nécessité d’une nouvelle révolution de caractère socialiste, anticapitaliste et anti-impérialiste.

Une militance qui nourrit les piliers de la révolution de manière consciente et volontaire, engagée dans la nécessité de nous transformer personnellement comme point de départ de la transformation sociale. Tel est l’engagement révolutionnaire pris par chacun des militants, hommes ou femmes, convaincus de la nécessité de nous forger en tant que communistes.

– Ce n’est pas un hasard si certaines voix et certaines plumes tentent de nier le caractère révolutionnaire de notre parti ; de dénigrer le rôle des fondateurs du PDPR-EPR ; et de remettre en cause l’origine et la fondation du parti révolutionnaire qui a affronté et survécu à la longue campagne de contre-insurrection qui a anéanti différents groupes et organisations révolutionnaires.

Ce n’est pas un hasard si, 25 ans après les événements internes de notre parti, émergent des individus qui se présentent comme les « commandants », « les fondateurs » et « les grands révolutionnaires », qui fulminent contre les forces actuelles de la révolution et clament haut et fort l’impossibilité de la révolution socialiste.

Cette position va de pair avec les vents réactionnaires et réformistes qui soufflent tant dans le pays qu’à l’échelle mondiale ; ce sont les détracteurs de la révolution qui confessent publiquement avoir déserté les tranchées de la critique armée et reprochent à ceux qui brandissent les drapeaux de la révolution d’être cohérents entre leurs paroles et leurs actes, en soutenant la validité du marxisme, la stratégie et la tactique de la guerre populaire pour concrétiser la révolution socialiste au Mexique.

Il convient de souligner que le noyau fondateur de notre parti, bien qu’il soit dans la septième décennie de son existence, reste ferme et déterminé dans les tranchées de la critique armée ; son mérite historique réside dans le fait d’avoir formé un parti révolutionnaire et de l’avoir doté d’outils méthodologiques pour construire les forces de la révolution ;

au cours de leur engagement révolutionnaire, ils ont fait preuve de cohérence ; malgré les erreurs qui existent dans tout processus, les réussites sont plus nombreuses, et leur cohérence et leur fermeté dans la lutte pour l’émancipation des exploités et des opprimés sont d’autant plus déterminantes.

En revanche, qu’offrent ceux qui ont déserté, ont été expulsés ou se sont auto-expulsés du parti ? Une série d’opinions sans fondement et une tentative de justifier leur comportement qui a brisé l’unité entre les révolutionnaires. C’est ce que révèle le livre que l’on prétend présenter comme la plus grande découverte dans le processus de la lutte armée révolutionnaire dans notre pays.

Ainsi, de soi-disants fondateurs et commandants fulminent contre le parti ; de prétendus commandants justifient l’échec et la subjectivité de leurs propositions concernant la méthodologie de construction ; et, dans un désir de reconnaissance, d’anciens militants « jugent » l’un des fondateurs, proférant une série de jugements qui ont pour but de nier le statut de révolutionnaire à celui qui, en tant que commandant, exigeait la cohérence ; par ces jugements, ils prétendent nier le statut révolutionnaire de ceux d’entre nous qui militons au sein du PDPR-EPR.

Nous nous en tenons à l’expérience que nous confère le temps : aucune force révolutionnaire, quel que soit son développement, ne pourra survivre sur le terrain de la lutte des classes si elle n’est pas étroitement liée aux masses ; celles-ci nourrissent, habillent et protègent les révolutionnaires pour une raison : nous sommes un peuple armé. Dans cette perspective, notre parti a survécu et mené la lutte depuis 1964 grâce à une stratégie, une tactique et une méthodologie de construction adéquates ; c’est là un succès, fruit de l’effort de l’ensemble des militants…

il y a ceux qui renient la révolution et dénigrent le parti, un parti révolutionnaire qui a participé directement à la lutte des classes dans notre pays, non pas de manière passive ou contemplative, mais au contraire, ceux qui militent au sein du PDPR-EPR ont été des acteurs révolutionnaires qui ont brandi la nécessité de la révolution socialiste…

– La révolution socialiste dans notre pays est d’actualité ; quiconque pense le contraire nie le développement dialectique des lois qui régissent la nature, la pensée et la société. Le moment de la concrétiser ne dépend pas d’un individu ou de groupes, mais est déterminé par les événements historiques, politiques et économiques qui aboutissent à des transformations profondes et non superficielles…

La révolution est une affaire très sérieuse ; elle ne se détermine pas en fonction des changements électoraux ou conjoncturels, mais obéit à la nécessité historico-politique et à l’acte libertaire des hommes pour la mener à bien, selon leur conception du monde, de la société et de l’homme ; elle émane du développement historique du pays et des revendications populaires qui n’ont pas été résolues, qu’aucune administration n’a résolues…

Le militant de notre PDPR-EPR est convaincu de faire la révolution pour toute sa vie, il n’a aucun obstacle à son accomplissement… il trouve de la satisfaction dans les tâches et ne considère pas comme une souffrance le travail qui construit l’homme nouveau…

Celui qui se dit révolutionnaire est avant tout un bâtisseur, un scientifique social cohérent dont toutes les actions visent à construire la révolution ; il doit avoir une attitude communiste qui s’exprime dans son rapport à la vie, au travail, aux études, au sport, à l’ennemi, en faisant preuve de patience et en persévérant dans nos objectifs, aussi difficiles que soient les circonstances ; celui qui renie cela ne fait qu’exprimer de la simulation…

Nous, les nouvelles générations de militants révolutionnaires, assumons nos responsabilités dans le travail de construction, travail dans lequel s’applique de manière adéquate la ligne politique du parti afin de ne pas s’égarer et de ne pas commettre l’erreur de considérer la révolution comme une affaire personnelle et non collective.

L’impossibilité de la lutte n’est pas déterminée par un individu, et encore moins par ses bonnes intentions…

– Il existe un fait historique indéniable : le PDPR-EPR est la continuité historique de l’UNIÓN DEL PUEBLO, un long processus dialectique allant de moins à plus, d’un groupe à une organisation, d’une organisation à un parti révolutionnaire, c’est-à-dire de l’UNIÓN DEL PUEBLO au PROCUP, de celui-ci au PROCUP-PDLP et de celui-ci au PDPR-EPR.

notre parti s’est renforcé et développé, de nouvelles générations de révolutionnaires le nourrissent ; ici, il y a des militants et des combattants qui n’ont jamais cessé de brandir les drapeaux de la révolution socialiste, la ligne de la guerre populaire et la méthodologie de construction qui définit l’homme comme la ressource stratégique pour faire la révolution.

Prétendre que le parti est inexistant ou, s’il existe, qu’il est affaibli parce qu’il ne mène pas d’actions offensives est une bouffonnerie ; nous ne sommes pas là pour faire plaisir à qui que ce soit, toute action militaire obéit à une nécessité politique, sa revendication publique obéit à cette nécessité ; la construction des Formes stratégiques et tactiques d’organisation clandestine (FETOC) et le pouvoir politique du peuple ne nécessitent pas de couverture médiatique ; et les principes de la méthodologie de construction ont été confirmés dans la pratique.

Ici, il n’y a pas de « vieux » parti ; au contraire, nous existons en tant que force révolutionnaire malgré les souhaits personnels de détracteurs et d’intellectuels formés dans des institutions bourgeoises qui voudraient voir notre parti détruit ou échouer dans la lutte des classes.

les fondateurs du parti continuent de se battre dans les tranchées de la critique des armes malgré leur condition biologique ; celle-ci n’est pas un obstacle à l’action révolutionnaire. Quiconque affirme le contraire méconnaît la capacité et la volonté de combat des révolutionnaires et se montre tel qu’il est : un charlatan qui se pare de phrases et d’intentions révolutionnaires, mais agit à l’opposé.

La fondation de notre parti en tant que force révolutionnaire – UP, PROCUP, PROCUP-PDLP et PDPR-EPR – est le mérite de ceux qui ont constitué les premiers noyaux de professionnels de la révolution ; ce mérite leur revient, à eux et à personne d’autre ; leur persévérance dans la lutte témoigne de la cohérence entre leurs paroles et leurs actes, ce qui signifie qu’ils ont tenu leur engagement de consacrer toute leur vie à la révolution.

Leurs contributions sont importantes, notamment celle d’avoir doté le parti des principes stratégiques, tactiques et méthodologiques nécessaires pour mener et diriger la révolution socialiste au Mexique…

– Dans le domaine de la persévérance révolutionnaire dans la lutte des classes, celle-ci n’obéit pas à un désir personnel, ni à des caprices de groupe déconnectés des masses en colère ; la persévérance dans les tranchées de la critique des armes est le fruit de la certitude de la stratégie, de la tactique et de la méthode, et, en même temps, elle n’est possible que si l’on est étroitement lié au peuple, aux masses en colère.

D’autre part, la persévérance dans la lutte des classes n’est possible que si le projet de la révolution se confond avec le projet de vie personnel ; celui qui n’est pas convaincu par la révolution est découragé par le moindre contretemps ; au contraire, celui qui choisit la révolution comme projet de vie surmonte chaque obstacle grâce à ses convictions politiques et idéologiques.

Dans cette même perspective, la présence révolutionnaire se trouve dans le processus de construction des forces de la révolution et non dans l’acte médiatique ; la présence révolutionnaire se cristallise dans l’alternative développée par les masses qui combattent l’ennemi exploiteur.

Réduire le caractère révolutionnaire d’un parti au simple fait de faire de la poudre est une approche réductrice ; notre parti-armée existe, nous n’avons pas à le démontrer pour satisfaire des egos ou des caprices personnels, et encore moins des désirs de groupe fondés sur la spéculation politique.

les seuls fondateurs du parti restent dans nos rangs, ils continuent de lutter dans les tranchées de la critique des armes et maintiennent leur engagement envers le peuple sous les drapeaux de notre parti dans la lutte pour l’idéal communiste.

Nous l’avons souligné et nous le répétons : les fondateurs du parti restent engagés dans la lutte révolutionnaire ; leur principal mérite a été de former le parti et de le doter des outils politiques, militaires, organisationnels et idéologiques nécessaires pour mener et diriger la révolution socialiste au Mexique.

Ils sont partis d’un engagement : consacrer leur vie à la révolution, la définir comme un projet de vie, et ils sont restés sur cette voie ; par conséquent, ils ont été cohérents et ont jeté les bases pour garantir la continuité révolutionnaire.

Il est évident que des erreurs sont commises dans le processus de construction et de préparation des forces de la révolution ; cela arrive lorsqu’une jeune force révolutionnaire est confrontée à la création des paramètres de ce qu’est le révolutionnaire ; ceux qui ont donné vie au projet révolutionnaire ont établi les principes et les caractéristiques du révolutionnaire qui devrait militer au sein du parti, ce qui a été la garantie de notre existence en tant que force révolutionnaire ; c’est donc là un autre mérite du groupe fondateur de l’Union du Peuple (UP), racine historique de notre parti.

Au fil des années, les principes qui régissent notre pratique se sont dessinés ; ceux-ci expriment à chaque instant le développement de la force révolutionnaire. En résumé, nous pouvons affirmer sans crainte de nous tromper que le parti a persisté dans la lutte des classes et dans les tranchées de la critique des armes parce qu’une stratégie, une tactique et une méthodologie de construction révolutionnaire ont été élaborées ; nous avons survécu à différentes campagnes anti-insurrectionnelles que l’ennemi a menées contre notre parti pour une raison : nous sommes le produit du peuple, nous en faisons partie intégrante, nous sommes le peuple en armes. Les principes de la clandestinité, de la discipline, de l’unité révolutionnaire et de la fermeté idéologique constituent la garantie de notre existence en tant que force de la révolution ; là où il n’y a pas d’unité politique, il n’y aura pas d’unité idéologique et, par conséquent, pas d’unité dans la pratique ; on perd alors facilement le cap stratégique et on s’abreuve à la source idéologique de la bourgeoisie…

Celui qui déploie ses efforts en faveur de la transformation révolutionnaire de la société sait que cela implique de participer au processus de la révolution socialiste, c’est-à-dire d’accomplir des tâches de toutes sortes ; celui qui idéalise et réduit, calomnie et sape l’État, réduit la révolution à l’acte cathartique consistant à mettre un sac à dos sur l’épaule, à prendre le fusil et à partir en montagne, soit pèche par ignorance, soit sert délibérément d’agent de l’État, à plus forte raison celui qui prétend avoir fait partie de nos rangs et soutient cette position : cela montre qu’à aucun moment il n’a intériorisé ni compris ce qu’implique le fait d’être révolutionnaire, et qu’il se nourrit désormais d’une image fondée sur la logique servile et mercantile de la politique bourgeoise.

Le processus actuel de lutte révolutionnaire exige des révolutionnaires davantage de capacités politico-organisationnelles, bien plus de capacités politiques, militaires et techniques, et surtout, une force idéologique incontestable.

Forger des communistes est la tâche du militant et de la direction stratégique du parti. Sœurs, frères, camarades ! Notre parti se renforce à mesure que, en tant que militants, nous nous consolidons en tant que combattants pour l’idéal communiste ; dans cette logique, chacun d’entre nous est appelé à remplir son devoir de communiste, c’est-à-dire : À REMPLIR SON DEVOIR RÉVOLUTIONNAIRE ! VIVE LE PDPR-EPR !

El Insurgente No. 259, 2026, Mexique

Órgano de Análisis y Difusión del Partido Democrático Popular Revolucionario y del Ejército Popular Revolucionario

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