Le socialisme : une étape supérieure de la résistance anti-impérialiste

Ces derniers jours, le blocus économique imposé à Cuba par le régime impérialiste américain s’est aggravé en raison de la destitution illégitime de Nicolás Maduro, qui a privé Cuba de sa principale source de carburant, car sous la pression de Trump, le Venezuela continuera à ne pas lui en vendre. Ce n’est pas une coïncidence, mais une série d’actions concrètes menées par les dirigeants du système capitaliste à l’échelle mondiale pour maintenir leur hégémonie.

Un document américain déclassifié datant de 1960 reconnaît que Cuba bénéficie du soutien de la majorité de son peuple et qu’il n’existe pas de véritable opposition à la révolution sur l’île, et que, par conséquent, la seule façon de provoquer un changement de régime à Cuba est de susciter le désenchantement de la population vis-à-vis du socialisme en raison de difficultés économiques. C’est pourquoi le document indique qu’il est nécessaire d’affaiblir l’économie cubaine à tout prix, en provoquant la faim et le désespoir afin que les Cubains finissent par se rebeller contre la révolution.

C’est la raison d’être du blocus économique contre Cuba, depuis qu’il a été instauré par les États-Unis en 1960. Il convient de noter la reconnaissance explicite de la nécessité de plonger le peuple cubain dans la faim et le désespoir, car il est un fait que le régime impérialiste des États-Unis se soucie peu du bien-être du peuple et voit dans sa souffrance un simple outil pour atteindre ses objectifs. Le blocus est une mesure inhumaine dont le seul but est de renverser un gouvernement qu’ils reconnaissent eux-mêmes comme démocratique, car il bénéficie du soutien du peuple cubain.

Le discours américain affirme que l’embargo est maintenu pour faire pression sur un gouvernement qu’ils qualifient de dictatorial et de violateur des droits de l’homme. Mais nous savons que c’est l’embargo qui a plongé Cuba dans la misère et que cela a toujours été son objectif. Il n’y avait pas la moindre mention des droits de l’homme ou de la démocratie dans le document américain déclassifié, mais bien la reconnaissance qu’il était nécessaire de combattre le socialisme au détriment du peuple cubain.

Archives nationales de sécurité

C’est encore pire : le site des Archives nationales de sécurité (NSA) américaines reconnaît que 20 ans après le début du blocus économique contre Cuba, celui-ci n’avait atteint aucun de ses objectifs. Les États-Unis savaient déjà il y a 40 ans qu’ils avaient plongé Cuba dans la misère sans rien obtenir, uniquement pour attaquer un gouvernement du peuple, et pourtant aujourd’hui, 60 ans plus tard, le blocus non seulement se poursuit, mais s’intensifie.

Le blocus est une forme d’agression contre les peuples utilisée par l’impérialisme, et ce blocus n’est pas une exception, mais la norme du capitalisme et une nécessité structurelle, car il a besoin de nouveaux marchés vers lesquels s’étendre pour éviter l’effondrement ; pour cela, il se tourne à nouveau vers l’Amérique latine, cherchant à se débarrasser de tout projet de souveraineté qui s’oppose à ses intérêts économiques.

Ce dont la machine capitaliste a besoin, ce n’est ni de démocratie ni de liberté, mais d’exploitation et d’obéissance. Si l’on permet à Cuba d’être un bon exemple et, de surcroît, de se développer économiquement, les États-Unis risquent de voir toute l’Amérique latine se soulever, lutter, et si cela se produit, leur économie s’effondrerait.

Fidel Castro, dans une interview accordée à La Jornada en 2010, a déclaré que depuis le début du blocus économique en 1962 jusqu’à aujourd’hui, les principaux problèmes ont été l’alimentation et les médicaments. Il mentionne que c’est dans ce contexte de blocus qu’une souche de dengue, la dengue hémorragique, a été introduite à Cuba par les contre-révolutionnaires mandatés par les États-Unis, et que pendant son mandat, il a été contraint de négliger certains aspects de la vie à Cuba, car la priorité était la survie.

Le peuple et le gouvernement cubains ont dû faire face, avec très peu de ressources, à cette maladie qui provoque des hémorragies mortelles chez les enfants, alors que le commerce des médicaments et des produits de santé était bloqué.

Malgré le blocus et les attaques militaires, économiques, politiques et médiatiques, Cuba tient toujours debout et se maintient encore aujourd’hui, non pas grâce à un miracle, mais grâce à son peuple, à son dévouement dans la lutte pour le socialisme, ainsi qu’à la coopération et à la solidarité avec d’autres nations et d’autres peuples malgré leurs gouvernements réactionnaires.

Face à l’escalade des agressions contre Cuba, il est impératif que nous nous solidarisions avec son peuple, non pas de manière soumise ni aux côtés de Sheinbaum, qui n’ordonne que le soutien que Trump juge acceptable, mais en tant que peuple organisé luttant pour le socialisme dans notre patrie. Nous avons déjà vu que sous le régime toujours néolibéral de Claudia Sheinbaum, la souveraineté n’est qu’un conte de fées et que, de ce fait, la solidarité avec Cuba est elle aussi subordonnée à Washington.

Tant que nous resterons soumis à la logique du capital, le droit des nations à la libre autodétermination ne sera qu’une imposture, tout comme le respect des droits humains des peuples. La souveraineté restera un simple conte, la coopération entre les nations restera subordonnée à l’impérialisme et la liberté des peuples restera inaccessible.

Aujourd’hui comme n’importe quel autre jour, nous devons continuer à lutter pour le socialisme, seule façon de faire face à l’impérialisme dans notre pays et à Cuba, et si possible coopérer en fournissant des médicaments ou des denrées alimentaires, car cela non plus n’est pas hors de question.

La lutte de nos frères cubains est la même lutte que la nôtre et celle de toute l’Amérique latine pour nous libérer de la domination de l’impérialisme américain.

28 mars 2026 (Mexique)

FRAGUA-OLEP

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