Le 8 mars, jour où les femmes du monde entier ont incarné, par leur sueur et leur combat social, le sens de la résistance et de la lutte contre l’injustice et la discrimination, nous rendons hommage et exprimons notre gratitude, en premier lieu, aux femmes palestiniennes, qui ont été et continuent d’être au cœur de la résistance nationale, en tant que gardiennes de la terre, de l’identité et de l’existence, et en tant que véritables défenseurs du droit de leur peuple à la liberté, à la vie et à la dignité. Cette journée est l’occasion de reconnaître mondialement les contributions des femmes, de renouveler notre engagement envers leur lutte et d’apprécier leur résistance, qui éclaire la voie vers une société plus juste et plus égalitaire. À cette occasion, nous tenons à mettre en avant les femmes palestiniennes qui, depuis des décennies, font preuve d’une patience et d’une résistance légendaires, ont résisté à la guerre et à l’agression, ont maintenu la résistance de leurs familles et de leur communauté, et sont restées fermes malgré le blocus, le déplacement et l’exil, sans laisser les circonstances briser leur volonté ni la souffrance affaiblir leur esprit. Elles ont été et continuent d’être un exemple de constance et une source d’inspiration pour leur peuple. La Journée internationale de la femme est célébrée cette année le 8 mars dans des circonstances exceptionnelles, alors que la guerre d’extermination sous ses différentes formes se poursuit dans la bande de Gaza et que la machine de guerre intensifie ses crimes et ses mesures en Cisjordanie et à Jérusalem, dans le cadre des plans américains, sionistes et occidentaux visant à remodeler la région au détriment des droits et des libertés des peuples. Au milieu de cette crise complexe, les femmes palestiniennes sont en première ligne, défiant toutes les tentatives visant à les affaiblir et démontrant que leur volonté est un facteur fondamental pour la survie et le progrès de la société. Les femmes palestiniennes ont payé un lourd tribut à l’agression continue : le nombre de martyres s’élève à environ 28 000 femmes, tandis qu’environ 58 prisonnières palestiniennes se trouvent dans les prisons de l’occupation, soumises à des politiques de mauvais traitements, de torture, de détention arbitraire et de privation des droits humains les plus fondamentaux. Les femmes vivent également la tragédie du déplacement forcé, puisque près d’un million de femmes ont été déplacées dans la bande de Gaza, en plus des milliers de femmes dans les camps de la Cisjordanie, à la suite des opérations d’expulsion, de démolition et de destruction. Dans le domaine de l’éducation, quelque 400 000 filles ont été privées d’accès à leurs écoles et universités en raison de la destruction des établissements d’enseignement ou de leur conversion en centres d’accueil, ce qui constitue une violation flagrante du droit à l’éducation. La guerre a également fait des milliers de veuves qui se sont soudainement retrouvées seules responsables de la subsistance de leur famille après la mort de leur mari, dans des conditions humanitaires et économiques extrêmement difficiles. Les souffrances des femmes ne s’arrêtent pas là, car les Palestiniennes sont confrontées à de multiples formes de violations, , depuis les bombardements et les attaques directes contre les habitations et les centres d’accueil jusqu’à la privation de soins de santé et de médicaments, en particulier pour les femmes enceintes et malades, en passant par les politiques de blocus et de famine qui aggravent les souffrances des mères et des enfants, sans oublier les raids et les arrestations nocturnes, la démolition d’habitations et les déplacements forcés dans diverses zones de Cisjordanie et de Jérusalem. Malgré tout cela, les femmes palestiniennes continuent à jouer leur rôle historique de résistance et de survie, en supportant le poids de la famille et de la société. Nous, membres de l’Union des comités de femmes, affirmons à cette occasion et en vertu de notre responsabilité ce qui suit : Premièrement : À cette occasion, nous exprimons nos sincères félicitations et notre gratitude à notre peuple palestinien et à toutes les femmes palestiniennes — les martyres, les prisonnières, les blessées, les éducatrices, les mères, les combattantes, les déplacées et les réfugiées — pour leur résistance et leur détermination face aux défis et aux difficultés. Les femmes palestiniennes ont été et restent un phare d’espoir pour leur peuple, un symbole de fermeté et de dignité en toutes circonstances. À cette occasion, nous soulignons que la résistance des femmes palestiniennes se manifeste dans leurs actions quotidiennes et dans leur capacité à endurer et à donner, à protéger la famille et la communauté, et à renforcer l’identité nationale et la mémoire collective. Ce que les femmes palestiniennes ont apporté dans ces circonstances difficiles, c’est une résistance légendaire, qui incarne la volonté de tout un peuple face à l’occupation et au déplacement, et confirme que la volonté de vivre et la dignité sont indomptables. Deuxièmement : la participation des femmes en tant que partenaires à part entière à la vie publique et politique et à la prise de décision est nécessaire, et elles doivent être représentées de manière équitable dans tous les organes, conseils, institutions et fédérations, sans obstacles juridiques ou sociaux, ce qui garantit la présence des femmes et favorise la justice dans notre société. Troisièmement : la protection des femmes dans le contexte de la guerre d’extermination, des crimes de l’occupation et des diverses crises est un devoir humanitaire et juridique. Nous demandons à la communauté internationale et aux institutions féministes et de défense des droits humains de renforcer les mécanismes de responsabilisation de l’occupation, de veiller à ce qu’aucune violation ne reste impunie et d’apporter la protection et le soutien nécessaires aux femmes et aux enfants, préservant ainsi leur dignité et leur droit à une vie sûre. Quatrièmement : les défis économiques et sociaux auxquels les femmes sont confrontées aujourd’hui nécessitent des politiques d’autonomisation pratiques, notamment le soutien aux petites entreprises et coopératives de femmes, le développement de réseaux de protection sociale et la mise à jour de la législation afin de garantir l’égalité et de lutter contre toutes les formes de discrimination et de violence. Cinquièmement : la communauté internationale, les Nations unies et les institutions humanitaires doivent assumer leurs responsabilités et agir de toute urgence pour mettre fin à l’agression, protéger notre peuple, garantir l’accès à l’aide humanitaire et soutenir les programmes de secours et de reconstruction, en accordant une priorité claire aux besoins des femmes et des filles en matière d’éducation, de santé et de protection sociale. Sixièmement : le soutien, la défense et la protection des femmes palestiniennes emprisonnées sont un droit fondamental et un devoir national et humanitaire. Nous rejetons toutes les formes de torture, de mauvais traitements et de discrimination auxquelles sont soumises les femmes emprisonnées dans les prisons de l’occupation. Nous exigeons de la communauté internationale et des organisations de défense des droits humains qu’elles assument leurs responsabilités juridiques et morales, qu’elles poursuivent l’occupation pour ses crimes, qu’elles veillent à ce que les responsables des violations rendent des comptes, qu’elles fournissent une protection internationale aux femmes emprisonnées, qu’elles œuvrent pour leur libération immédiate et qu’elles garantissent pleinement leurs droits humains. Pour conclure, le 8 mars est une promesse renouvelée que les femmes palestiniennes continueront à être à l’avant-garde, à mener la marche de la construction nationale et sociale, et à inspirer tout le monde par leurs valeurs de résistance, de force, de dignité et de liberté. Les femmes palestiniennes sont au cœur de la force de la société et la mesure de notre progrès et de la sincérité de notre engagement en faveur de la justice humaine.
Gloire et éternité aux martyrs, prompt rétablissement aux blessés,
liberté aux prisonnières et prisonniers !
Vive le 8 mars, jour de dignité et de lutte !
Union des comités de femmes palestiniennes
7 mars 2026
