Apologie du terrorisme à Marseille
L’accusation d’apologie du terrorisme portée contre Lidia et Diego, de Marseille, est une énième illustration du rétrécissement des espaces d’action politique et sociale en France. Ils ont fait l’objet d’une perquisition, à six heures du matin, menée par le RAID et la police judiciaire, qui ont enfoncé la porte de l’immeuble. Une perquisition a été effectuée au Local Culturale Ghassan Kanafani, un lieu qui accueille diverses activités, dont celles du collectif chômeurs précaires de Solidaires 13. Les camarades ont été mis en gav. Ils ont été interrogés pendant 4 heures et divers matériels informatiques et documents papier ont été saisis.
De quoi sont-ils accusés ? D’être communistes, de soutenir la lutte du peuple palestinien, d’être en faveur de la résistance.
Aujourd’hui, tous ceux qui refusent le discours dominant, qui refusent le conformisme de la pensée impérialiste, sont considérés comme des criminels. Mais les criminels, ce sont ceux qui spéculent sur la vie des masses populaires, qui précarisent nos vies, qui exterminent des populations au nom des intérêts néocoloniaux et impérialistes !
Ce sont des militants politiques, des syndicalistes, des parlementaires, des citoyens qui sont visés, dans un climat de peur, afin de terroriser et d’étouffer toute voix dissidente. Le 26 avril, la Cour de cassation française a décrété que le simple fait d’utiliser le terme « résistance » pouvait être considéré comme une apologie du terrorisme. Ce rétrécissement de la démocratie s’accompagne de la recherche de l’« ennemi » intérieur, cet « ennemi » que l’on identifie dans les habitants des quartiers populaires. C’est pourquoi tous ceux qui résistent à l’impérialisme et à sa politique de mort doivent être visés par la répression.
Lidia et Diego sont deux militants politiques depuis plus de 30 ans, engagés dans les mouvements syndicaux et sociaux, dans le soutien aux prisonniers politiques et dans la solidarité avec la lutte du peuple palestinien.
Le délit d’apologie du terrorisme est un délit idéologique ; il vise à s’attaquer à l’idée même de résistance, à l’idée que les masses populaires peuvent s’organiser, que les peuples peuvent se libérer de l’impérialisme. Benito Mussolini, le dictateur fasciste italien, parlant d’Antonio Gramsci, l’un des principaux dirigeants du Parti communiste, emprisonné et placé à l’isolement, disait : « Il faut empêcher ce cerveau de fonctionner pendant au moins vingt ans » . Il s’agit d’empêcher que ne subsiste ne serait-ce que l’idée même de résistance, de coopération populaire, de solidarité populaire. Les fascistes italiens ont réussi à isoler le corps de Gramsci, mais pas son esprit, qui a produit, même dans des conditions extrêmement difficiles, inspiré la résistance antifasciste. Défendre le droit à la résistance, à l’organisation, c’est lutter contre cette « nouvelle chasse aux sorcières ».
Nous appelons tous ceux qui refusent la logique de l’impérialisme, du néocolonialisme, du racisme et de l’arrogance des classes dominantes à se solidariser avec ces deux camarades et avec tous ceux qui sont touchés par la répression.
Les conséquences qui vont suivre seront encore des gardes à vues, incarcérations préventives, perquisitions, amendes, frais de justice, emprisonnements… Ces conséquences touchent et toucheront les militants et leur famille.
Nous invitons tous à être vigilants et à se mobiliser.
Nous ne céderons à la peur !
La solidarité est une arme !
Nous recueillons actuellement les signatures d’organisations pour cet appel.
pour rejoindre l’appel: supernovarevue@gmail.com
premières signatures: Supernova revue marxiste leniniste, Front Anti-Imperialiste, OCF, Union pour la Palestine Marseille, Secours Rouge Toulouse, Front Populaire en Turquie (France), Resis-Tente, FSE Aix, Collectif Chômeurs Précaires (Solidaires13), Gli artisti che non abbiamo (Italie), Struggle-la-lucha (USA), Organización de Lucha para la Emancipación Popular (Mexique), Coordinación de Núcleos Comunistas (État espagnol), Nazariya Magazine (Inde), Revolutionary Sudents Commission (Kenya), Autonomia Studentesca e Culturale (Italie), Comité de Kinshasa (République Démocratique du Congo), Haize Gorriak (Euskadi), Panetteria Occupata (Italie), Ligue internationale des luttes des peuples, Bultza EHM-L (Euskadi), Comité de Soutien à la Révolution aux Philippines, Popular Acion (Grèce), Solidaires Etudiant-e-s, Organisation de Solidarité Trans, Soccorso Rosso Internazionale collettivi di Roma, Milano, Torino (Italie), Partito dei CARC (Italie), Ligue trotskyste de France, Rete dei Comitati e Collettivi di Lotta (Italie), FNLS (Mexique), Jeunes Communistes Bouches-du-Rhône (13), Mouvement national lyceen (13), Secours Rouge (Belgique), La Cause du Peuple, URC, Unione Giovunus Comunistas (Sardegna), La rivolta (Italie), Parti révolutionnaire de tous les peuples africain, Intifada France, Ligue Anti-Imperialiste, Stop Répression Palestine, Young Struggle France, Collectif Marseille Gaza Palestine, Stop arming Israel 13, New Labor Press (USA)
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Apology of terrorism in Marseille
Two comrades accused of supporting the Palestinian people’s resistance
The charge of apology of terrorism brought against Lidia and Diego, from Marseille, is yet another example of the shrinking scope for political and social action in France.
What are they accused of? Of being communists, of supporting the Palestinian people’s struggle, of being in favour of resistance.
Today, all those who reject the dominant narrative, who reject the conformism of imperialist thinking, are regarded as criminals. But the real criminals are those who speculate on the lives of the working classes, who make our lives precarious, who exterminate entire populations in the name of neo-colonial and imperialist interests!
It is political activists, trade unionists, MPs and ordinary citizens who are being targeted, in a climate of fear, in order to terrorise and stifle any dissenting voice. On 26 April, the French Court of Cassation ruled that the mere use of the term ‘resistance’ could be considered as condoning terrorism. This erosion of democracy goes hand in hand with the search for the internal ‘enemy’ – an ‘enemy’ identified as the residents of working-class neighbourhoods. This is why all those who resist imperialism and its policy of death must be targeted by repression.
Lidia and Diego have been political activists for over 30 years, involved in trade union and social movements, in supporting political prisoners and in solidarity with the struggle of the Palestinian people.
The offence of apology of terrorism is an ideological offence; it aims to attack the very idea of resistance, the idea that the masses can organise themselves, that peoples can free themselves from imperialism. Benito Mussolini, the Italian fascist dictator, speaking of Antonio Gramsci, one of the main leaders of the Communist Party, who was imprisoned and held in solitary confinement, said: ‘We must prevent this mind from functioning for at least twenty years’. The aim is to ensure that not even the very idea of resistance, of popular cooperation, of popular solidarity survives. The Italian fascists succeeded in isolating Gramsci’s body, but not his spirit, which, even under extremely difficult conditions, produced writings that inspired the anti-fascist resistance. Defending the right to resist and to organize means fighting against this ‘new witch-hunt’.
We call on all those who reject the logic of imperialism, neo-colonialism, racism and the arrogance of the ruling classes to show solidarity with these two comrades and with all those affected by repression.
The consequences that will follow will include further police custody, pre-trial detention, searches, fines, legal costs and imprisonment… These consequences affect, and will continue to affect, activists and their families.
We urge everyone to remain vigilant and to take action.
We are not afraid!
Solidarity is the weapon of the people!
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Apologia del terrorismo a Marsiglia
Due compagni accusati di sostenere la resistenza del popolo palestinese
L’accusa di apologia del terrorismo mossa contro Lidia e Diego, di Marsiglia, è l’ennesima dimostrazione del restringimento degli spazi di azione politica e sociale in Francia.
Di cosa sono accusati? Di essere comunisti, di sostenere la lotta del popolo palestinese, di essere a favore della resistenza.
Oggi, tutti coloro che rifiutano il discorso dominante, che rifiutano il conformismo del pensiero imperialista, sono considerati criminali. Ma i veri criminali sono coloro che speculano sulla vita delle masse popolari, che rendono precarie le nostre vite, che sterminano intere popolazioni in nome degli interessi neocoloniali e imperialisti!
Sono i militanti politici, i sindacalisti, i parlamentari, i cittadini ad essere presi di mira, in un clima di paura, al fine di terrorizzare e soffocare ogni voce dissidente. Il 26 aprile, la Corte di cassazione francese ha decretato che il semplice fatto di utilizzare il termine «resistenza» potesse essere considerato apologia di terrorismo. Questo restringimento della democrazia va di pari passo con la ricerca del «nemico» interno, quel «nemico» che si identifica negli abitanti dei quartieri popolari. Ecco perché tutti coloro che resistono all’imperialismo e alla sua politica di morte devono essere presi di mira dalla repressione.
Lidia e Diego sono due militanti politici da oltre 30 anni, impegnati nei movimenti sindacali e sociali, nel sostegno ai prigionieri politici e nella solidarietà con la lotta del popolo palestinese.
Il reato di apologia del terrorismo è un reato ideologico; che mira a colpire l’idea stessa di resistenza, l’idea che le masse popolari possano organizzarsi, che i popoli possano liberarsi dall’imperialismo.
Benito Mussolini, il dittatore fascista italiano, parlando di Antonio Gramsci, uno dei principali dirigenti del Partito comunista, imprigionato e posto in isolamento, diceva: «Bisogna impedire a questo cervello di funzionare per almeno vent’anni». Si tratta di impedire che sopravviva anche solo l’idea stessa di resistenza, di cooperazione popolare, di solidarietà popolare. I fascisti italiani sono riusciti a isolare il corpo di Gramsci, ma non il suo cervello, che ha prodotto, anche in condizioni estremamente difficili, ispirando la resistenza antifascista. Difendere il diritto alla resistenza, all’organizzazione, significa lottare contro questa «nuova caccia alle streghe».
Chiediamo a tutti coloro che rifiutano la logica dell’imperialismo, del neocolonialismo, del razzismo e dell’arroganza delle classi dominanti di solidarizzare con questi due compagni e con tutti coloro che sono colpiti dalla repressione.
Invitiamo tutti a essere vigili e a mobilitarsi.
Non cederemo alla paura!
La solidarietà è un’arma!
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Apología del terrorismo en Marsella
Dos compañeros acusados de apoyar la resistencia del pueblo palestino
La acusación de apología del terrorismo formulada contra Lidia y Diego, de Marsella, es una demostración más del estrechamiento de los espacios de acción política y social en Francia.
¿De qué se les acusa? De ser comunistas, de apoyar la lucha del pueblo palestino, de estar a favor de la resistencia.
Hoy en día, todos aquellos que rechazan el discurso dominante, que rechazan el conformismo del pensamiento imperialista, son considerados delincuentes. ¡Pero los verdaderos delincuentes son aquellos que especulan con la vida de las masas populares, que precarizan nuestras vidas, que exterminan a poblaciones enteras en nombre de los intereses neocoloniales e imperialistas!
Son los militantes políticos, los sindicalistas, los parlamentarios y los ciudadanos quienes están en el punto de mira, en un clima de miedo, con el fin de aterrorizar y sofocar cualquier voz disidente. El 26 de abril, el Tribunal de Casación francés dictaminó que el mero hecho de utilizar el término «resistencia» podía considerarse apología del terrorismo. Esta restricción de la democracia va de la mano de la búsqueda del «enemigo» interno, ese «enemigo» que se identifica con los habitantes de los barrios populares. Por eso, todos aquellos que se resisten al imperialismo y a su política de muerte deben ser blanco de la represión.
Lidia y Diego son dos militantes políticos desde hace más de 30 años, comprometidos con los movimientos sindicales y sociales, con el apoyo a los presos políticos y con la solidaridad con la lucha del pueblo palestino.
El delito de apología del terrorismo es un delito ideológico; que pretende atacar la idea misma de resistencia, la idea de que las masas populares puedan organizarse, de que los pueblos puedan liberarse del imperialismo.
Benito Mussolini, el dictador fascista italiano, al referirse a Antonio Gramsci, uno de los principales dirigentes del Partido Comunista, encarcelado y recluido en régimen de aislamiento, decía: «Hay que impedir que este cerebro funcione durante al menos veinte años». Se trata de impedir que sobreviva siquiera la idea misma de resistencia, de cooperación popular, de solidaridad popular. Los fascistas italianos lograron aislar el cuerpo de Gramsci, pero no su mente, que, incluso en condiciones extremadamente difíciles, siguió produciendo ideas que inspiraron la resistencia antifascista. Defender el derecho a la resistencia y a la organización significa luchar contra esta «nueva caza de brujas».
Pedimos a todos aquellos que rechazan la lógica del imperialismo, del neocolonialismo, del racismo y de la arrogancia de las clases dominantes que se solidaricen con estos dos compañeros y con todos los que se ven afectados por la represión.
Invitamos a todos a estar alerta y a movilizarse.
¡No cederemos ante el miedo!
¡La solidaridad es un arma!
