ÉDITORIAL POUR UN FRONT ROUGE

«Un front unique ne peut avoir une signification révolutionnaire que si, et à la seule condition qu’il n’empêche pas le Parti communiste de mener son travail politique et organisationnel de manière indépendante, d’organiser le prolétariat en tant que force politique indépendante.» Joseph Staline

Dans ce deuxième numéro de la nouvelle série de Supernova, nous cherchons à rendre plus explicite notre « bataille idéologique ».

Pendant des années, la gauche occidentale a glorifié la « pensée faible », forme de capitulation et de collaboration avec l’impérialisme lui-même. Aujourd’hui, face à la nouvelle concurrence mondiale et à la crise que traverse la métropole impérialiste, il est nécessaire de se réapproprier l’idéologie de la classe prolétarienne, des classes dominées, des damnés de la terre : le marxisme-léninisme.

Réaffirmer le caractère central du marxisme-léninisme, c’est se doter du « socialisme scientifique » comme arme contre les différentes idéologies impérialistes, de l’irrationalisme postmoderne au mythe du technicisme libéral, de l’opportunisme de la gauche de l’OTAN aux nouveaux courants néocoloniaux et réactionnaires, de l’anarchisme à l’extrémisme esthétique des courants de la gauche occidentale… .

L’idéologie marxiste-léniniste, non pas comme une simple réaffirmation de l’histoire du mouvement communiste international, mais comme un outil pour analyser le présent et donner une perspective d’avenir.

La bataille idéologique signifie également intervenir au sein même du mouvement communiste, en critiquant ses aspects conformistes et ses erreurs. Il existe une différence fondamentale entre la bataille idéologique contre les discours impérialistes et les critiques que nous pouvons développer au sein même du mouvement communiste. La lutte contre les idéologies impérialistes ne laisse aucune place à la médiation, tandis que le débat et la confrontation au sein du mouvement communiste et de la gauche prolétarienne doivent avoir pour objectif l’unité.

Une bataille idéologique pour réaffirmer les missions que notre revue se fixe aujourd’hui :

1) la nécessité d’une analyse et d’une théorie adaptées à la métropole impérialiste

2) la relation entre le projet « communiste » et le mouvement de classe, et plus explicitement entre le parti marxiste-léniniste et l’autonomie prolétarienne

3) la construction d’un front anti-impérialiste entre les peuples du Sud et le prolétariat de la métropole impérialiste

STRATÉGIE ET TACTIQUE

Commençons par définir ces termes. Une stratégie est un plan d’orientation d’actions à long terme qui trace la voie à suivre pour atteindre l’objectif. La tactique est l’ensemble des techniques utilisées pour mener à bien les actions spécifiques définies par la stratégie.

Sur le plan stratégique, notre combat est celui du communisme ; sur le plan tactique, c’est la politique du front.

Être communiste aujourd’hui, c’est reconnaître la nécessité et la possibilité du communisme. C’est repérer les fondements du communisme dans la société actuelle, où, d’une part, le capital s’oppose aux travailleurs en tant que puissance toujours plus grande et hostile, mais où, d’autre part, il crée, bien plus que par le passé, les conditions nécessaires à sa transformation en une forme sociale supérieure. La concentration monopolistique progressive des capitaux, l’aggravation des inégalités sociales, la financiarisation de l’économie, la crise générale de surproduction et surtout la création du marché mondial sont, en ce sens, des éléments déterminants de la possibilité du communisme. Certes, personne ne peut parler d’une mise en œuvre « immédiate » du communisme. Les « médiations » que cela exige sont nombreuses. Mais, entendons-nous bien, ce serait une erreur de reléguer la nécessité du communisme dans une perspective lointaine, à atteindre on ne sait quand. De la considérer comme une sorte de phare qui brille au bout d’un chemin dont on ignore la longueur.

La question du communisme ne peut que guider l’action actuelle des communistes, car dès aujourd’hui, les contradictions du capital sont impitoyablement mises à nu et posent des questions auxquelles on ne peut répondre qu’en allant à la racine, aux rapports de production. Il apparaît donc clairement que le marché et le secteur privé ne sont plus en mesure de soutenir les tâches imposées par le développement des forces productives dans cette phase de nouvelle mondialisation des marchés et de résurgence de la crise générale. L’enveloppe constituée par les rapports privés de propriété est déchirée en plusieurs morceaux et l’État est à nouveau invoqué, par les capitalistes eux-mêmes, pour soutenir l’économie. Dans une telle situation, toute la fragilité d’un système qui, jusqu’à hier, se prétendait éternel, se révèle au grand jour.

Pour le communiste, non seulement la possibilité de proposer à nouveau le dépassement du capitalisme se présente, mais on retrouve également la légitimité de parler du socialisme, de planification rationnelle de l’économie, de propriété publique des moyens de production. Ces éléments ne doivent pas être interprétés comme un « programme maximal » ni considérés comme une perspective d’avenir, mais doivent être mis en pratique, même partiellement, dans les luttes et les propositions de la vie politique quotidienne. Aujourd’hui, l’intégration du marché mondial et les contradictions du capital se manifestent à nouveau, et ce d’une manière si ample qu’une éventuelle rupture à un endroit quelconque provoquerait des réactions bien plus étendues et profondes. Mais aucune transformation sociale ne peut se produire de manière déterministe, c’est-à-dire comme une conséquence spontanée des contradictions du capital. Être communiste aujourd’hui signifie donc comprendre la nécessité de l’élément subjectif et de la volonté consciente. Il ne suffit pas d’être conscient de la réalité du capital. Ce n’est que si cette conscience s’organise et conquiert les masses qu’elle devient une force matérielle capable de transformer la réalité. Et pour y parvenir, le parti marxiste-léniniste et la lutte politique (dans ses aspects idéologiques, politiques, économiques et sociaux) constituent une condition nécessaire. En réfléchissant à tout cela, on se sent petit et insuffisant, surtout si l’on considère notre situation actuelle. Mais la force d’un mouvement de transformation réside dans sa capacité à s’élever au-dessus de l’immédiat, sans perdre le contact avec la réalité, pour imaginer l’avenir. Être communiste, c’est donc faire preuve de courage, le courage de penser et de mettre en œuvre l’avenir.

Si tel est notre plan stratégique, sur le plan tactique, nous plaçons au centre une politique de «front».

Le front est une forme de collaboration politique entre diverses classes et groupes sociaux visant à développer une résistance active à la guerre impérialiste, à la réaction et à la fascistisation qui s’abat sur les métropoles impérialistes. Il s’agit pour le prolétariat de nouer une alliance avec d’autres classes et couches sociales, de créer des organisations aussi larges que possible, composées d’organismes (forces politiques, culturelles, syndicales, mouvements, associations, etc.) et de personnes qui – quelle que soit leur attitude envers le communisme – sont disposées à lutter contre la réaction bourgeoise. L’objectif politique du front est d’isoler et de faire échouer les plans de l’ennemi principal, la bourgeoisie monopoliste impérialiste. Le « front » rassemble des forces qui ont des objectifs généraux différents, un contenu idéologique et politique différent, et il se construit pour soutenir des objectifs précis qui profitent au prolétariat. Il sert à empêcher la formation d’un bloc compact contre le prolétariat et à exercer une influence sur les couches populaires.

La politique de « front » peut être mise en œuvre dans diverses situations politiques, sociales, culturelles, électorales, etc. Que ce soit à travers les coordinations contre la répression et la restriction des libertés démocratiques (où la lutte contre l’islamophobie est l’une des principales lignes de démarcation pour la défense des espaces démocratiques aujourd’hui en France…), en dépassant les divisions syndicales inutiles, dans les organisations des quartiers populaires, etc.

Le « front » signifie également utiliser tous les espaces que nous pouvons conquérir au sein de la « démocratie impérialiste », y compris l’espace électoral. Pour nous, il est évident qu’il faut soutenir LFI, et nous pensons qu’il est puéril de les accuser de ne pas vouloir la « révolution » ou de ne pas être pour le « pouvoir prolétarien ». C’est une grave erreur de la part de ces forces qui, par simple calcul politique, se présentent aux élections avec des micro-groupes (du PCF aux différentes organisations trotskistes), affaiblissant ainsi le front lié à LFI.

Pour nous, la question pour les communistes est autre : quel espace d’action les communistes ont-ils au sein des masses populaires et, plus précisément, parmi le prolétariat sans réserve ? Et cela passe par l’organisation, la coopération et la solidarité populaire, qui se construisent sur les lieux de travail, dans les quartiers populaires, dans les écoles, dans les prisons. Le rôle des communistes dans cette politique de « front » est de placer au centre les intérêts du prolétariat sans réserve, en faisant la confrontation entre la classe et l’État impérialiste comme terrain inévitable et principal. Nous pensons que le terrain principal d’action pour le communiste doit être celui des territoires et des lieux de travail, dans l’organisation de l’autonomie prolétarienne.

Plus la présence des communistes au sein de cette politique de front sera importante, plus la capacité sera grande de vivre ce front non seulement comme un élément défensif (face à l’arrogance des nouveaux mouvements réactionnaires de masse), mais aussi comme un élément offensif dans la lutte pour l’émancipation des classes populaires contre l’État impérialiste. Pratiquer et exercer le pouvoir par les masses populaires, dans une lutte, dans la construction d’une organisation, dans l’autodéfense, etc., signifie établir concrètement le lien qui existe entre crise et socialisme.

La politique du Front a donc non seulement une fonction défensive, mais aussi offensive. Les communistes ne sont pas démocrates, même s’ils luttent pour la démocratie. Cela ne signifie pas pour autant regarder en arrière. La gauche bourgeoise peut espérer revenir à une époque où sa classe a joué un rôle positif pour l’humanité. Elle est nostalgique de la liturgie démocratique. Pas les communistes ! Le régime de contre-révolution préventive ne peut être surmonté qu’en avançant. Ce n’est plus la démocratie bourgeoise ni ses substituts qui constituent l’avenir des masses populaires, mais le socialisme ! Pour avancer, il faut lutter au cœur des contradictions réelles, et en ce sens, la bataille pour la « démocratie », pour les communistes, c’est la lutte contre l’islamophobie, pour la liberté des organisations syndicales et politiques, la lutte contre la répression en général (sur les lieux de travail, dans les quartiers populaires, dans les écoles, dans les prisons), car c’est au cœur de ces luttes que réside la contradiction avec la logique même de l’État impérialiste.

C’est l’une des leçons les plus précieuses que nous enseigne le passé. Et c’est précisément sur ce point que les mouvements marxistes-léninistes se distinguent des courants libertaires ou réformistes. Pour ce faire, il faut toutefois se débarrasser de certaines approches que l’on retrouve souvent chez les camarades et les groupes qui se réclament du mouvement communiste et anti-imperialiste :

1) une fétichisation du « front populaire » et de la politique de front. Nous ne sommes plus dans les années 1930, et le frontisme lui-même n’a pas résolu les problèmes centraux dans les métropoles impérialistes, comme par exemple celui du néocolonialisme et de la relation entre la classe ouvrière et l’État impérialiste. Pratiquer une politique de front dans la métropole impérialiste n’est pas la même chose que dans le Sud. Le poids et le rôle des classes moyennes y sont différents. Dans la métropole impérialiste, le poids de l’aristocratie ouvrière et des classes moyennes est énorme au sein des mouvements de gauche, et conditionne à bien des égards leur rôle conformiste et néocolonialiste. Le souverainisme lui-même, dans un pays impérialiste, revêt inévitablement des connotations différentes1. Les pays européens sont clairement dominés par l’UE, et à un niveau encore plus général par l’impérialisme USA. Cependant, le rôle de la France, tout comme celui de l’Allemagne, est proprement impérialiste et s’exerce au sein de l’UE et de l’OTAN.

Le poids idéologique de l’impérialisme est prépondérant, et les espaces organisationnels pour un front de masse sont difficiles à construire. En France, des secteurs entiers de la gauche parlementaire elle-même, comme c’est le cas de LFI, subissent une répression de la part de l’État impérialiste français lui-même. Tous ces éléments ne peuvent être oubliés… car ils représentent les nœuds de la contradiction que les communistes portent en leur sein au sein de la métropole impérialiste.

2) Penser que tout passe par une politique de front, en reléguant au second plan l’indépendance des communistes et donc la nécessaire bataille idéologique et politique. Il faut toujours placer au centre la construction du parti marxiste-léniniste, mais il ne suffit pas de s’autoproclamer parti pour l’être, il faut le construire… Il ne faut pas considérer le parti comme une chimère, un mirage, mais pas non plus comme un simple réceptacle. La définition même du parti doit être envisagée au-delà de la reproduction mécanique de la Troisième Internationale au début du XXe siècle. La richesse du marxisme-léninisme réside dans sa capacité à s’adapter à différents contextes ; pensons à la contribution du mouvement marxiste-léniniste révolutionnaire asiatique, africain et sud-américain. S’il existe un élément central dans le marxisme-léninisme, c’est celui de la « politique », qui subordonne tous les autres aspects (économiques, sociaux, culturels, militaires). Pour mettre en œuvre une véritable politique d’opposition, il faut donc se montrer encore plus direct dans la bataille idéologique et organisationnelle. Celui qui y renonce se réduit à pratiquer un activisme, certes légitime, mais incapable de mener une lutte politique, et donc soumis aux différentes idéologies anti-prolétariennes. Pour Lénine, il n’existait pas de « vides » en politique : si ce ne sont pas les communistes et la gauche prolétarienne qui comblent ce vide, cet espace sera occupé par d’autres idéologies et donc par d’autres classes…

3) Réduire la politique de «front» au «moins pire». C’est typique des secteurs des classes moyennes qui contrôlent les organisations politiques et culturelles de gauche d’insister sur ce point. Dans les années 50-60 du siècle dernier, on disait que les ouvriers ne pouvaient pas en demander davantage, qu’on ne pouvait pas faire plus pour l’indépendance de l’Algérie… Les ouvriers ne pouvaient pas s’intéresser à ces questions, ils n’avaient pas le temps… Tout cela servait à isoler les secteurs de la gauche prolétarienne qui cherchaient à briser le conformisme et à peser réellement sur les rapports de force.

Aujourd’hui, on retrouve des échos de ce discours dans les milieux décoloniaux, représentatifs d’une classe moyenne métisse et scolarisée, qui s’en prend de la même manière à la gauche prolétarienne (multinationale), en posant les mêmes questions que leurs homologues «français» des années 50-60. Les prolétaires métis des quartiers populaires n’ont ni la possibilité, ni la force d’imposer leur point de vue de classe, et doivent donc nécessairement suivre l’horizon social, politique et culturel des classes moyennes « métisses »… Il y a une infantilisation des classes populaires, et un sabotage direct des formes et de l’idée même d’autonomie prolétarienne.

LA BATAILLE IDÉOLOGIQUE

Cet aspect est pour nous fondamental ; le sens même de notre revue est justement de mettre au centre la bataille idéologique des communistes. Considérer aujourd’hui comme centrale une pratique qui privilégie une politique de front, c’est comprendre que le marxisme et le réformisme s’opposent non pas sur la nécessité de lutter pour les «réformes» (les espaces d’action politique et sociale au sein de la démocratie impérialiste), mais sur les conditions et les objectifs de cette lutte. Pour le marxisme, toute amélioration réelle des conditions des classes dominées au sein du régime capitaliste est une conséquence de la lutte des classes. Les réformes sont « un produit accessoire de la lutte de classe révolutionnaire » (Lénine). Le réformisme oppose la lutte pour les réformes à la tactique révolutionnaire, soit en présentant les réformes comme une étape immédiatement accessible, tandis que la révolution est reportée à une date indéterminée, soit en substituant à la révolution la réforme des fondements du système capitaliste. Nous parlons, par ailleurs, de processus révolutionnaire et non de moment révolutionnaire ; il faut rompre avec l’idée syndicaliste du « jour x », de la grève générale mythique, et se réapproprier la dimension politique de la lutte des classes, de la lutte contre l’État impérialiste. Cela signifie accumuler et expérimenter différentes expériences et différents outils.

Dans quelles conditions les réformes sont-elles possibles au sein du système capitaliste ? L’histoire de la lutte des classes montre comment des lois sont promulguées pour réglementer les rapports entre bourgeois et prolétaires et améliorer la condition ouvrière. Spontanément, chaque capitaliste cherche à pousser l’exploitation de la main-d’œuvre aussi loin que possible. Mais la classe capitaliste dans son ensemble se heurte tôt ou tard à une limite physique et à une limite sociale. Selon l’expression de Marx, une « intervention sociale » vient contrebalancer l’exploitation démesurée de la main-d’œuvre. Or, ce contrepoids n’agit pas spontanément. Seuls les défenseurs de la bourgeoisie « éclairée » peuvent faire croire que celle-ci met en œuvre volontairement et intelligemment une « politique sociale ». Dans Le Capital, Marx a décrit en détail la première grande bataille menée par la classe ouvrière aux débuts du capitalisme : la lutte pour la limitation de la journée de travail. En Angleterre, la limitation légale et les normes relatives à la journée de travail (notamment en ce qui concerne le travail des mineurs et des femmes) « ont été démantelées, pièce par pièce, au cours d’une guerre civile qui a duré un demi-siècle ».

Il faut considérer cela non seulement dans un cadre national, mais aussi à la lumière de la relation qui existe entre le Nord et le Sud. Il ne sert à rien de rappeler et de regretter le compromis entre la classe ouvrière et l’État conclu après la Seconde Guerre mondiale (qui reste l’horizon et le rêve des gauches réformistes, anciennes et nouvelles…). Ce compromis, tout en apportant de réels avantages à certains secteurs populaires, en excluait autant d’autres, comme par exemple le prolétariat multinational. Et dans un cadre international, c’était l’espace social et politique que l’impérialisme accordait à certaines franges des classes populaires dans la métropole impérialiste, au détriment des masses populaires dans le monde…2

La bataille idéologique consiste à rompre avec la mythologie de la gauche réformiste du passé, et à lire et affronter les contradictions, du passé et du présent, car elles sont étroitement liées. Non pas sous la forme d’un culte des victimes, car cela ne sert à rien. Jamais le sentiment moral à l’égard des victimes n’a réussi à renverser les rapports de force. Il faut au contraire comprendre comment une politique de « front » peut contribuer à la recomposition de classe et au lien entre les peuples dominés du « Sud » et le prolétariat de la métropole impérialiste.

Parler de « front » ne signifie pas avoir des recettes toutes faites. Il faut dès maintenant expérimenter et vivre des formes de politique de « front ». Et cela ne sera possible que si la lutte idéologique et politique des marxistes-léninistes et de la gauche prolétarienne devient de plus en plus explicite et claire.

Supernova n.2 2026

1 « Les guerres se divisent en deux catégories : les guerres justes et les guerres injustes. Toutes les guerres progressistes sont justes, toutes les guerres qui entravent le progrès sont injustes. » Cette phrase de Mao, tirée de l’ouvrage De la guerre prolongée, nous permet clairement d’éviter de tomber dans une généralisation stupide. Penser que le Brexit britannique équivaut à un référendum sur l’indépendance dans un pays soumis au néocolonialisme, c’est ne rien comprendre au marxisme, et donc à la réalité…

2 L’un des passages que nous trouvons les plus intéressants dans le texte de Lénine sur l’impérialisme est sa capacité à décrire concrètement le rôle politique de l’aristocratie ouvrière par rapport à l’impérialisme.

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