Dans “La transmission des expériences comme méthode de construction dans le processus de la lutte révolutionnaire” (PDPR-EPR), nous trouvons un ensemble de réflexions politiques sur le processus de construction, de développement et de renforcement du parti.
Un document très précieux pour le militant du PDPR-EPR, car il nous apporte les principes méthodologiques qui ont permis à notre parti de persister dans la lutte des classes en tant que force révolutionnaire.
Nous portons certains d’entre eux à la connaissance de la base militante afin de susciter une réflexion sur notre pratique et de tirer des conclusions collectives :
Celui qui n’étudie pas le marxisme dans les faits affirme qu’il ne souhaite pas faire partie de la révolution ; c’est un ignorant de la théorie de la révolution qui, à long terme, devient un boulet politique dans le processus révolutionnaire.
Il existe deux formes de préparation politico-militaire qui s’entremêlent : la préparation collective, avec le programme d’étude du parti, qui comprend les écoles et les réunions spécifiques, et l’attitude autodidacte du militant. Le communiste comprend et prend conscience de ses limites, et s’emploie immédiatement à les surmonter. C’est l’acte conscient.
La cohérence du militant révolutionnaire réside dans la correspondance entre le dire et le faire, fruit de l’attitude valorisante que l’on adopte dans tout ce que l’on fait. Le manque de cohérence tient à la reproduction du quotidien bourgeois ; il s’exprime par la simulation.
Le communiste se guide consciemment par son attitude évaluative, il accomplit son devoir comme une maxime morale ; la conception judéo-chrétienne part du critère de la souffrance, du martyrologe. La bataille la plus grande et la plus difficile à mener se déroule sur le terrain idéologique, elle se livre quotidiennement ; le communiste est avant tout autocritique, il est toujours prêt au combat.
Être communiste ne signifie pas vivre dans le martyre, mener une existence misérable ; le communiste se conforme à la conception marxiste de l’homme, il vit selon le principe du bien-être prolétarien, c’est-à-dire qu’il vit sobrement et dignement ; la culture de la pauvreté fait partie de la conception judéo-chrétienne.
Le communiste est le révolutionnaire intègre qui a atteint un degré de développement qualitatif s’exprimant par de hautes valeurs humaines mises en pratique et tirées de notre peuple. Celui qui fait de la transformation de la société, fondée sur la conception de la théorie marxiste, son projet de vie ; en bref, le combattant conscient pour le communisme défend à tout moment l’idéal communiste. Pour nous forger en tant que communistes, notre pratique doit reposer sur le sens des responsabilités au travail, le sérieux dans les engagements, la recherche constante de la vérité par le raisonnement scientifique.
Faire de la théorie et de la pratique une méthode de travail et assurer la cohérence entre la pensée, la parole et l’action quotidienne.
La construction révolutionnaire est liée à la construction de l’homme nouveau. Les paramètres de celui-ci émergent du processus vivant de la lutte révolutionnaire, dans le combat prolétarien. La cohérence se mesure dans l’acte quotidien ; l’homme nouveau se construit
jour après jour.
Le problème des révolutionnaires est de garantir la continuité de la lutte révolutionnaire pour le socialisme ; la continuité historique s’obtient par la consolidation politico-militaire du parti et de ses militants.
Une exigence pour tout révolutionnaire est d’apprendre à conceptualiser la pratique ; la théorie est une pratique conceptualisée ; la discussion, en tant que politique, doit se dérouler sous le prisme des catégories de la théorie révolutionnaire. Le communiste n’attend pas d’ordres, il prend l’initiative pour résoudre les problèmes et accomplir les tâches de la révolution.
En réponse à la question « QU’EST-CE QU’UN COMMUNISTE ? », lors d’une école de transmission d’expériences, la conclusion collective a été la suivante :
– Un communiste est avant tout un bâtisseur conscient de la nouvelle société, de l’homme nouveau ; c’est un transformateur qui construit les instruments de l’assaut contre la forteresse capitaliste.
– Il faut distinguer l’attitude du communiste de celle du judéo-chrétien : dans la lutte contre le capital, il n’y a pas de place pour l’attitude de victime ; on fait un effort qui va au-delà du quotidien, et non un sacrifice.
– Le communiste est en formation permanente afin de pouvoir porter haut les drapeaux de la révolution socialiste en s’appuyant sur des bases scientifiques ; l’empirisme n’a pas sa place dans notre pratique.
Le communiste est celui qui s’approprie le marxisme-léninisme et la connaissance scientifique en vue de la transformation révolutionnaire de la société ; il a pour objectif de construire le socialisme et le communisme.
Caractéristiques ou traits d’un communiste selon notre expérience et notre lutte :
1. Cohérence entre les paroles et les actes.
2. Une attitude juste face à la vie, à l’ennemi, à la société, à la nature et à l’homme.
3. Simple, honnête et transparent. C’est ce qui détermine l’attitude communiste.
4. Être capable de se transformer soi-même et de transformer la réalité pour atteindre le plus haut niveau de l’humanité.
5. Avoir une conception scientifique marxiste-léniniste de la société, de la nature et de l’homme, et toujours chercher à se dépasser.
6. Être solidaire et avoir la conviction communiste.
7. Voir et ressentir l’exploitation humaine, s’organiser et s’identifier à ses semblables pour être l’avant-garde de la libération du peuple.
8. Celui qui s’appuie sur le marxisme-léninisme surmonte les défauts ou les vices du système capitaliste, modifie son attitude et s’implique de plus en plus dans le développement de la lutte révolutionnaire.
9. Avoir une idéologie prolétarienne, qui fait des valeurs les plus élevées et de la lutte pour le socialisme et le communisme une conviction.
10. Transmettre ses expériences et ses connaissances.
11. Défendre, développer et proposer des alternatives dans différentes circonstances au mouvement révolutionnaire.
12. Fonder sa vie personnelle et familiale sur les intérêts de la révolution.
13. C’est un homme intègre.
14. Il est toujours le premier au travail et dans la lutte, n’ayant pas besoin que les autres s’acquittent de leurs tâches pour qu’il s’acquitte des siennes.
15. Il pratique toujours la critique et l’autocritique pour son perfectionnement personnel.
Réflexions sur la cohérence entre les paroles et les actes : la discussion met en évidence les besoins politiques au sein du parti pour développer la lutte des classes et la révolution socialiste : a) L’étude du marxisme ; b) L’engagement au travail et les relations avec chacun des camarades ; c) La cohérence entre la vie privée et la vie politique, en particulier avec les plus proches, c’est-à-dire la famille.
Le communiste agit par devoir, son action vise à remplir son devoir, à répondre aux besoins politiques sans qu’aucun autre ne le pousse à faire cet effort ; le communiste agit par conviction.
Quelques conclusions concernant le processus révolutionnaire auquel participe activement le PDPR-EPR :
1. L’origine et le développement du parti ont toujours été liés aux masses travailleuses. L’idée de former un parti révolutionnaire est le fruit de la systématisation des premières expériences de participation à la lutte légale, lors des grandes manifestations qui ont eu lieu à la fin des années 50 et au début des années 60 du siècle dernier.
2. Aucun projet révolutionnaire n’a d’avenir ni ne peut persister dans la lutte s’il n’est pas lié au peuple ; c’est là l’explication de notre persévérance dans la lutte révolutionnaire.
3. Il est évident que la base du développement et de la persistance dans la lutte révolutionnaire a été l’application d’une méthodologie de construction qui privilégie la formation des ressources humaines, c’est-à-dire la formation politique et idéologique du militant, plutôt que les ressources matérielles telles que les armes, l’argent et la logistique.
4. À chaque étape du développement du parti, les tâches ont été définies à partir d’une analyse de la réalité objective, ce qui nous permet de déterminer les besoins de l’étape en fonction de la lutte des classes dans le pays, en définissant les tâches politiques à mener ainsi que le développement des capacités des révolutionnaires.
(…)
14. Il est donc fondamental, par principe, d’observer et de discuter l’origine de nos concepts, car c’est de là que découlent notre attitude évaluative face aux phénomènes sociaux et notre pratique en tant que révolutionnaires. Penser que l’on transforme la société aboutit à une tragédie lorsque l’on reproduit les concepts de l’idéologie dominante au lieu de les combattre.
(…)
26. La pertinence du marxisme et de la ligne GPP pour mener la révolution dans notre pays et assurer son caractère socialiste trouve sa raison d’être dans une réalité indéniable : une société divisée en classes sociales antagonistes, dans la mesure où la lutte des classes existe objectivement et indépendamment de notre volonté ; et jusqu’à présent, il n’existe aucune autre interprétation philosophique et idéologique de la société capitaliste ni des moyens de sa transformation.
27. L’histoire de notre parti a été celle de l’application de la ligne GPP, qui a été systématiquement mise en œuvre à partir de sa formulation écrite. Dès le début, nous nous sommes fixé pour objectif de construire les piliers de la révolution ; c’est à cette tâche que nous nous sommes consacrés toutes ces années, et à l’interprétation défaitiste selon laquelle rien n’a été fait, nous opposons le principe selon lequel le développement des forces de la révolution implique un long processus pour parvenir à l’équilibre des forces, processus dans lequel s’inscrivent l’existence et le développement des conditions subjectives.
28. La phase actuelle de la lutte révolutionnaire pose de nouvelles tâches aux révolutionnaires, ce qui implique davantage de capacités à tous les égards. Nous considérons que parmi ces exigences figure l’existence d’un parti révolutionnaire composé de communistes, qui doivent par conséquent développer une morale communiste pour être à la hauteur des besoins de la lutte révolutionnaire.
29. Pour le militant de notre parti, il est indispensable d’observer une morale communiste afin de pouvoir servir d’exemple à suivre. Cette attitude découle de convictions politiques et idéologiques qui n’ont rien à voir avec la conception judéo-chrétienne d’où dérive une conception martyrologique du mouvement, comme le laissent supposer certaines études sur la lutte armée dans notre pays et en Amérique latine. Nous concevons que la lutte pour le socialisme dans notre pays regorge d’exemples moraux à imiter.
30. Les écoles de transmission d’expériences nous ont aidés à nous mettre d’accord sur la nécessité de construire un parti composé de révolutionnaires communistes qui soutiennent la lutte pour le socialisme comme alternative pour l’humanité.
Un parti révolutionnaire ne peut exister que s’il trouve son origine et son lien avec les masses travailleuses ; il ne peut persévérer dans la lutte pour transformer profondément la société que s’il dispose d’une conception marxiste de la société et d’une ligne politique qui englobe la stratégie, la tactique et la méthode de construction pour faire et diriger la révolution.
Un parti révolutionnaire qui se propose de faire la révolution socialiste dans notre pays doit être composé de communistes, et ces communistes doivent nécessairement avoir une morale communiste, qui n’a rien à voir avec la moraline, ni avec la conception monastique. La morale communiste a trait à l’attitude du communiste, d’où découlent l’attitude correcte face à la vie et la cohérence entre les paroles et les actes.
Après 62 ans de lutte révolutionnaire, nous insistons pour brandir les drapeaux de la révolution socialiste comme alternative pour l’humanité, nous revendiquons le marxisme comme conception scientifique du monde et comme guide pour l’action révolutionnaire. Nous persévérerons aussi longtemps qu’il le faudra dans cette lutte qui est celle de notre peuple, tel est l’engagement des militants et des combattants de notre PDPR-EPR.
PDPR-EPR
El Insurgente No. 259, 2026, Mexique
Órgano de Análisis y Difusión del Partido Democrático Popular Revolucionario y del Ejército Popular Revolucionario
