La crise structurelle du capitalisme de 2008 et sa dernière récession en 2020 ont placé l’impérialisme américain dans une situation difficile, l’obligeant à mettre en œuvre des mesures plus brutales pour se maintenir à flot et tenter de préserver ses zones d’influence face à l’effritement de son hégémonie mondiale et à l’émergence d’un monde multipolaire où les pays non alignés et les États socialistes constituent les principaux contrepoids à la domination américaine. C’est pourquoi, avec l’arrivée de Donald Trump au Bureau ovale, la politique américaine s’est montrée plus effrontée et agressive, surtout envers l’Amérique latine, le Moyen-Orient et la République populaire de Chine.
Quelques jours après la reprise de la guerre entre l’impérialisme-sionisme et la République islamique d’Iran, les faits confirment le degré de barbarie et la soif de sang des États-Unis et du fascisme israélien, leur chien de combat. Les crimes de guerre et contre l’humanité commis contre le peuple iranien avaient pour objectif d’infliger le plus de dégâts possible et de provoquer une défaite rapide, mais la combativité, le dévouement et la capacité d’organisation d’un peuple qui s’est préparé pendant des décennies et a défendu haut et fort la cause palestinienne ont « renversé la situation », de sorte que les fantômes de la défaite au Vietnam, à Cuba et en Corée reviennent dans la mémoire collective, confirmant que tant qu’un peuple est uni et a la volonté de lutter, il est possible de vaincre le plus grand ennemi de l’humanité.
La réponse du peuple iranien et de ses dirigeants a été sans appel ; par leurs actions, ils portent des coups importants à l’impérialisme américain et au fascisme israélien, qui se sentaient jusqu’à présent comme des êtres omnipotents et omniprésents dont la volonté ne pouvait être remise en cause par personne. L’arrogance des agresseurs s’est transformée en pleurnicheries, en crises de colère et en appels à l’unité pour convaincre les peuples du monde que la République islamique d’Iran représente le plus grand danger pour l’ordre mondial. Incroyable, mais vrai : voilà que les promoteurs du génocide en Palestine accusent l’Iran de commettre des crimes de guerre !
Pendant ce temps, l’agression impérialiste s’intensifie contre l’île de Cuba, dont le peuple résiste depuis des décennies à un blocus économique criminel qui s’intensifie aujourd’hui avec un blocus énergétique dont l’intention est de briser la volonté de lutte du peuple cubain et de le tuer lentement de faim ; en d’autres termes, le blocus actuel ordonné par Trump est une tentative de commettre un acte génocidaire sur le sol latino-américain.
Dans ce contexte de guerre et d’agression, nous qui luttons pour le socialisme depuis nos tranchées respectives, nous avons le devoir d’exprimer notre solidarité envers les peuples d’Iran et de Cuba ; le principe de l’humanisme prolétarien nous oblige à condamner chaque agression de l’impérialisme américain et de ses chiens de garde contre les peuples qui luttent pour leur liberté.
Mais il faut savoir faire la différence entre ce qui représente une véritable solidarité et ce qui relève d’une simulation aberrante. Un exemple en est la position opportuniste de la IIe Internationale qui appelait les prolétaires à prendre part à la Première Guerre mondiale, ce qui revenait à les entraîner vers un bain de sang au profit des intérêts de l’impérialisme.
Les gouvernements mexicains se sont distingués par leur attitude démagogique, feignant la solidarité face à la communauté internationale ; cependant, les dernières administrations dirigées par le MORENA se démarquent de cette tradition en adoptant des positions apparemment neutres, mais de fait nettement plus complaisantes envers les États-Unis d’Amérique.
Les politiciens de carrière du régime reconnaissent timidement le génocide en Palestine et, devant les caméras, se déchirent les vêtements face aux images d’enfants assassinés, mais s’obstinent à entretenir des relations économiques et politiques avec l’État génocidaire d’Israël, au point que ce sont eux qui forment les corps policiers et militaires pour mener la répression de manière plus professionnelle.
Face à l’agression américaine et israélienne contre l’Iran, la présidente de la République se prononce en faveur de la paix et du dialogue tout en se plaçant, sous le couvert d’une neutralité apparente et d’un pacifisme bourgeois, dans une position de condamnation voilée envers ce pays arabe qui lutte pour la défense de sa souveraineté et de son existence.
Face au blocus criminel contre Cuba, le gouvernement mexicain a obéi à l’ordre de l’administration Trump de continuer à envoyer du pétrole, mais pour ne pas être mal vu, il envoie de l’aide humanitaire et plusieurs politiciens de carrière se vantent de donner une partie de leur salaire, se frappant ainsi la poitrine. S’il est vrai qu’il y a de la pauvreté et de la misère dans notre pays, venir en aide au peuple cubain s’inscrit dans la tradition mexicaine d’aider ses frères de classe, cela fait partie de l’humanisme prolétarien que notre peuple professe depuis des années.
Mais apporter une aide humanitaire sans exiger la levée du blocus contre Cuba, appeler à la paix sans condamner l’agression impérialiste au Moyen-Orient et prononcer des discours en faveur du peuple palestinien sans rompre toute relation avec l’entité sioniste, c’est mettre en pratique un faux humanisme qui permet d’exercer la démagogie.
L’humanisme prolétarien fait partie de la tradition humaine de notre peuple ; c’est pourquoi nous devons manifester, par tous les moyens possibles, notre solidarité envers les peuples qui continuent de lutter. Chacun, depuis sa tranchée de lutte, peut élever la voix contre le génocide du peuple palestinien, pour condamner la guerre impérialiste contre l’Iran et le blocus contre Cuba.
Cordialement :
POUR L’UNITÉ DES OUVRIERS, DES PAYSANS, DES AUTOCHTONES ET DU PEUPLE !
FRONT NATIONAL DE LUTTE POUR LE SOCIALISME
FNLS (Mexique)
