Nous traversons une période où les attaques de l’impérialisme contre les peuples du monde sont devenues encore plus effrénées. À l’échelle mondiale, les attaques de l’impérialisme américain, et dans le cas spécifique de notre pays, celles du fascisme de l’AKP, se poursuivent sur plusieurs fronts.
Les attaques des États-Unis se sont étendues pratiquement partout, du Moyen-Orient à l’Amérique latine en passant par l’Afrique.
Les coups d’État, les complots, les attaques militaires de l’impérialisme américain en sont arrivés au point de bafouer leurs propres institutions et les lois internationales.
Cette même démesure, ce même mépris du droit et de la loi, ce piétinement de leurs propres lois, constituent également le point déterminant des politiques du fascisme de l’AKP. Le fait que les attaques prennent cette forme n’est pas le résultat de leur force, mais de leur faiblesse.
Du point de vue des peuples du monde, face à cette démesure des attaques, l’exigence fondamentale du processus est de créer une ligne de résistance forte. L’avenir des peuples dépendra de la création ou non de cette ligne de résistance.
Aujourd’hui, il existe dans le monde deux centres de résistance majeurs :
L’un est la résistance PALESTINIENNE. L’autre est la résistance contre les PRISONS DE TYPE S, R, Y. Dans les deux cas, une résistance est en cours contre les politiques de l’impérialisme et du fascisme visant à soumettre les peuples du monde, à imposer leur arrogance et à les contraindre à la capitulation.
1- POURQUOI ?
Pourquoi le centre du monde est-il le lieu de la résistance ?
Il ne faut pas y voir uniquement un discours de propagande. Il s’agit sans aucun doute ici d’un centre politique. Si l’histoire est l’histoire de la lutte des classes, alors il est naturel que le centre du monde soit le lieu de la résistance. Car là où il y a une résistance stable, forte et efficace, la lutte des classes s’y est concentrée. Là où il y a une résistance, l’avenir des peuples s’y dessine.
L’affirmation « Le lieu de la résistance est le centre du monde » est une affirmation scientifique. C’est une affirmation politique.
2- LA RÉSISTANCE N’EST PAS UNE PROTESTATION, MAIS VISE LA VICTOIRE
La résistance que nous entendons et proposons n’est pas une résistance visant exclusivement la protestation. Des résistances de ce type se produisent dans la lutte des classes ; et elles se sont produites… Mais la ligne de résistance que nous proposons dans les conditions actuelles doit avoir deux objectifs : le premier, arrêter l’attaque de l’ennemi, et le second, viser la victoire, obtenir des résultats. Toute résistance doit produire un résultat dont l’ennemi devra tenir compte dans sa prochaine action. Lorsque l’ennemi attaque, il doit savoir qu’il se heurtera à une résistance de ce type.
3- LA RÉSISTANCE EST LE REFUS DU DÉSESPOIR
Dans le monde d’aujourd’hui, la résistance est l’une des armes les plus puissantes que nous pouvons opposer à la tentative de rendre les peuples du monde désespérés, démoralisés et poussés vers un sentiment d’impuissance.
L’offensive impérialiste à l’échelle mondiale et les attaques du fascisme dans notre pays ont de nombreuses caractéristiques en commun. L’une d’entre elles consiste à pousser les peuples et les organisations, face aux attaques, vers un sentiment d’impuissance, à les démoraliser. On le voit clairement dans les déclarations de Trump, dans ses politiques, dans les discours de Tayyip Erdoğan.
L’impérialisme américain, avec l’attitude d’un véritable tyran, ne cesse de répéter : « Si vous ne faites pas ce que je dis, j’attaquerai, je frapperai, et ce sera un désastre pour vous ».
Le fascisme de l’AKP a lui aussi mis ses propres lois de côté ; il attaque ses ennemis et ses opposants avec une arrogance totale et ourdit des complots.
Face à cette agressivité, la résistance palestinienne et la résistance contre les cellules des prisons « de type puits » démontrent aux peuples qu’ils ne sont pas impuissants.
Israël, qui a obtenu le soutien de tous les impérialistes américains et européens, n’a pas réussi à soumettre un peuple assiégé. Au contraire, ce peuple a réussi à lancer des contre-attaques comme l’opération Al-Aqsa du 7 octobre et, par la suite, sans céder sous les pluies de bombes, a continué à se battre. En Turquie, en revanche, les prisonniers que l’on voulait enterrer dans des cellules d’isolement de type « puits » sont devenus, par leur résistance, une fois de plus des éclairs qui déchirent l’obscurité. Ces deux résistances montrent aux peuples qu’il est possible de résister.
Ces deux résistances transmettent aux peuples l’idée et l’espoir que si l’on peut résister même à Gaza, réduite à un tas de décombres sous une pluie de bombes, si l’on peut résister même dans les cellules-puits qui ne voient jamais la lumière du soleil, alors il est possible de résister partout.
4- LA RÉSISTANCE, C’EST L’ESPOIR !
« Le centre du monde est là où se trouve la résistance » : c’est précisément le sens de nos paroles. Ce centre, dans le monde, est un point de repère car il répand l’espoir. C’est un point de repère car il montre aux peuples qu’ils ne sont pas sans espoir. C’est un point de repère car, par sa seule existence, il GUIDE et DIRIGE la lutte des peuples opprimés du monde.
Toute résistance donne une direction à l’avenir des peuples du monde. Toute résistance qui court vers la victoire trace la route de la lutte. Le chemin de la victoire est déterminé par ces résistances. La machine de propagande impérialiste, depuis le début des années 90, depuis 35 ans, avec le discours « le socialisme est mort, l’ère des révolutions est finie », vise à ôter tout espoir aux peuples.
5- LA RÉSISTANCE, C’EST LA CAPACITÉ DE CONTRE-ATTAQUER MÊME DANS LES BLOCAGES LES PLUS SÉVÈRES !
L’embargo et le siège imposés aux pays qui, comme Cuba, persistent dans le socialisme, et aux pays qui, pour des raisons ou des motivations diverses, ne se soumettent pas au système impérialiste, visent à faire accepter l’idée que personne ne peut résister à l’impérialisme.
Oui, résister dans ces conditions implique de payer un prix très élevé à tous les égards. Les prix payés en Irak, en Libye et en Syrie en sont la preuve. Oui, résister dans ces conditions implique de payer un prix très élevé à tous les égards. Les prix payés en Irak, en Libye et en Syrie en sont la démonstration. Les prix payés en Iran, au Liban et au Yémen en sont la preuve.
L’attaque du 7 octobre contre Al-Aqsa par le mouvement de résistance palestinien est importante précisément de ce point de vue. Ils n’ont pas prêté attention aux appels au dialogue et à la paix. Vivant sous les bombardements et sous l’occupation, prêter attention à ces appels aurait en réalité signifié signer leur propre disparition. Ils ne l’ont pas fait. Il en va de même pour tous les pays où l’exploitation et l’oppression persistent : paix, dialogue, cessez-le-feu, dépôt des armes…
Tout cela, du début à la fin, profite à l’impérialisme et aux gouvernements fascistes collaborationnistes.
6- LA RÉSISTANCE EST LA LUMIÈRE QUI BRILLE À L’HORIZON DANS LES NUITS LES PLUS SOMBRES !
L’une des périodes durant lesquelles le fascisme a lancé ses attaques les plus violentes contre nos peuples dans notre pays est celle qui a débuté avec le coup d’État fasciste du 12 septembre 1980. En cette période sombre, la voie vers l’avenir a été rouverte grâce à la résistance. Le pivot en est la résistance de la grève de la faim de 1984. La lutte qui s’est développée à partir du milieu des années 80 a puisé sa force dans ce pivot. Dans les années 90 et 2000, la grande résistance contre l’attaque de l’OTAN « ou changement de mentalité ou mort » ; à une époque où l’impérialisme a mis en difficulté d’innombrables organisations et a sapé le moral des peuples, a été la grande barricade contre la capitulation, en tant que centre du monde.
7- LE CENTRE DE LA RÉVOLUTION EST LE CENTRE DU MONDE
Du point de vue de l’histoire du marxisme-léninisme, l’identification du centre de la révolution a toujours revêtu une grande importance. Le centre de la révolution n’est pas déterminé par une position géographique, mais par la force de la classe ouvrière et par l’identification du « maillon faible » de l’impérialisme, et il a subi des changements au fil du temps.
Au XIXe siècle, les centres de la révolution étaient considérés comme étant des pays tels que l’Allemagne, l’Angleterre et la France, où le capitalisme était le plus développé. En effet, divers mouvements révolutionnaires y ont vu le jour, de la Commune de Paris à la Révolution spartakiste en Allemagne. Cependant, vers la fin du XIXe siècle, on prévoyait que le centre de la révolution se déplacerait vers l’Est.
Lénine, considérant la Russie comme le maillon faible du système impérialiste, avait prédit que la révolution pourrait y prendre naissance. Et lorsque cette prédiction s’est réalisée, le cours de l’histoire a changé.
Le centre de la révolution est le lieu où les contradictions s’exacerbent le plus. Les lieux où se manifestent des résistances fortes, étendues et de longue haleine possèdent également cette caractéristique. Les lieux où l’opposition et le conflit entre l’impérialisme et les peuples du monde s’intensifient le plus sont aussi ceux où naissent les grandes résistances. Le fait que chaque lieu de résistance soit le centre du monde est le résultat naturel de cette caractéristique de la lutte des classes.
8- LA TURQUIE COMME CENTRE DE LA RÉSISTANCE
Dans les années 1990 et 2000, le CENTRE DE LA RÉSISTANCE était sans aucun doute notre pays. En affirmant cela, nous n’ignorons pas les résistances qui ont eu lieu dans d’autres pays du monde, ni les actions des combattants pour l’indépendance et la liberté.
Au contraire, tout cela fait partie de l’histoire de la résistance et de la lutte des peuples, et nous revendiquons toute cette histoire. Cependant, il existe une caractéristique distinctive de ces deux périodes. Face à l’effondrement du système socialiste dans les années 90 et à l’agression contre l’Irak, qui constituait un défi lancé par l’impérialisme aux peuples du monde, notre pays se trouve dans une position différente.
Par exemple, contre les attaques des États-Unis et des autres impérialistes contre l’Irak, les actions les plus déterminées, tant armées que de masse, ont eu lieu en Turquie. À cette époque, CNN, la chaîne de télévision de l’impérialisme américain, diffusait presque quotidiennement dans ses journaux télévisés les actions organisées à travers le monde contre l’attaque impérialiste contre l’Irak
, et la Turquie était une étape incontournable de ces journaux. Dans notre pays, sous la direction de la Gauche révolutionnaire, les « Comités Non à la guerre impérialiste » et les Unités révolutionnaires armées ont mené des actions de masse et armées qui étaient, pour ainsi dire, la fierté du monde et la voix de la colère des peuples.
Dans les années 2000, en revanche, c’est dans notre pays que s’est manifestée la résistance la plus forte contre la campagne de purge visant les révolutionnaires. Entre 2000 et 2007, pendant 7 ans, s’est déroulée la plus longue résistance par grève de la faim de l’histoire mondiale, la résistance idéologique et politique la plus marquée contre les politiques de l’OTAN. C’est pour cette raison que la Turquie a été incontestablement l’un des centres de résistance des années 1990 et 2000.
9- LA RÉSISTANCE EST LA VRAIE FORCE CONTRE LES PROJETS DE L’IMPERIALISME
Comme nous l’avons indiqué plus haut, du point de vue de la résistance, le centre du monde est changeant. Après l’invasion de l’Irak, pendant environ trois ans, l’Irak est devenu l’un des centres du monde. Pendant trois ans, les forces d’occupation américaines n’ont pratiquement pas réussi à sortir de la « zone verte » de Bagdad. Même si la résistance n’a pas réussi à obtenir de résultats en termes d’expulsion des occupants, cette résistance a fait échouer le programme de l’impérialisme à cette époque ; elle a empêché l’impérialisme, qui après l’Irak prévoyait d’attaquer l’Iran, d’aller de l’avant. La résistance à Gaza, qui a duré plus de deux ans, a contrecarré les plans de l’impérialisme et d’Israël visant à transformer le Moyen-Orient en un « jardin de roses sans épines ». Elle a démontré aux peuples du monde que, quelle que soit l’ampleur de l’attaque, il est possible de s’y opposer.
10- LE POULS DES PEUPLES DU MONDE BAT DANS LA RÉSISTANCE
Le pouls est la preuve la plus certaine et la plus évidente de la vitalité d’une personne. Pour savoir si une personne est vivante ou morte, on prend son pouls. Le pouls de la lutte des classes bat là où il y a de la résistance. Les luttes de guérilla, les grèves, les résistances de longue durée, les grèves de la faim et les jeûnes de protestation, les occupations aux quatre coins du monde ; tout cela symbolise la continuité de la lutte des classes. C’est précisément là que nous prenons le pouls de la lutte des classes.
La résistance et les luttes sont les battements de notre cœur. Grâce à ces résistances, ce battement qui résonne nous prouve que la lutte des classes ne s’est pas arrêtée et que le socialisme n’est pas mort. Partout dans le monde où il y a de la résistance ; s’il y a une lutte pour l’indépendance, la démocratie, le socialisme, la liberté, le pain et la justice, les mots « les révolutions sont mortes, le socialisme est mort » n’ont aucune valeur. Si le pouls bat, la révolution et le socialisme sont vivants.
11- LE DROIT DE RÉSISTANCE EST UN DROIT HISTORIQUE ET LÉGITIMEMENT CONQUIS PAR LES PEUPLES
Le droit de résistance est un droit que les peuples exercent depuis des milliers d’années. Personne n’a concédé ce droit aux peuples ; ce droit a été conquis historiquement. À tel point que même la bourgeoisie a finalement dû inscrire ce droit dans les lois internationales. Les lois des Nations Unies stipulent que « les peuples ont le droit de résister à l’oppression ». Par exemple, ce droit est également présent dans notre pays, dans la Constitution de 1961. Aujourd’hui, les forces réformistes tentent de démontrer aux peuples
L’INUTILITÉ DE LA RÉSISTANCE…
« Si nous avions résisté, il y aurait eu un massacre », disent-ils, en essayant de justifier leur capitulation. Si l’on ne résiste pas, n’y a-t-il pas de massacre ? L’exploitation, l’oppression cessent-elles ? Le droit de résister au fascisme et à l’impérialisme est légitime. Résister et se rebeller est le droit le plus naturel des peuples opprimés.
12- LA LÉGITIMITÉ DES RÉSISTANCES EST INCONTESTABLE
La règle la plus importante de la paix selon les impérialistes : plus ils concèdent, plus les peuples se contenteront. On ne peut pas demander davantage. Surtout si l’on exerce le droit de résistance, la paix est compromise. Aujourd’hui, la principale déviation de la gauche est précisément celle-ci.
REFUSER LE DROIT DE RÉSISTANCE OU, MÊME SI ON NE LE REFUSE PAS THÉORIQUEMENT, NE PAS L’EXERCER, est une expression de compromis et de capitulation. Le droit de résistance est légitime, sacré. Nous sommes ceux qui revendiquons ce droit sans hésitation, qui résistons ; nous sommes les révolutionnaires. C’est pour cela qu’ils veulent mettre fin au révolutionnarisme.
Face à l’agression impérialiste, le droit de résistance des peuples et des gouvernements n’est pas considéré comme légitime. Alors que se poursuivent les attaques et les occupations de l’impérialisme et de ses collaborateurs, il est considéré comme normal et accepté que les peuples soient massacrés par les bombes de l’OTAN et contraints à la capitulation.
Le bombardement, le siège et l’occupation des pays qui ne cèdent pas le pouvoir à l’impérialisme et refusent la collaboration sont considérés comme légitimes. Celui qui ne reconnaît pas la légitimité du droit des peuples à résister au fascisme et à l’impérialisme ne peut être ni de gauche, ni révolutionnaire, ni intellectuel.
13- LA RÉSISTANCE N’EST PAS SEULEMENT LÉGITIME, ELLE EST INDISPENSABLE !
Aujourd’hui, même certains secteurs réformistes parlent de résistance, du droit à la résistance ; mais si la mise en pratique de celle-ci n’est pas organisée, si, dans la pratique, on soutient l’absurdité de la résistance et si la capitulation et la conciliation sont légitimées pour ne pas en payer le prix, alors parler du droit à la résistance n’est que du vent. Le cœur du problème est en réalité le suivant :
Le droit à la résistance ne peut être défendu sans résister. Le droit à la résistance est effectivement et mentalement effacé.
Nous ne devons pas accepter la culture de la non-résistance imposée par l’oligarchie et alimentée par le réformisme ; l’approche conciliante et servile, la résignation, et nous devons lutter dans tous les domaines contre cette imposition. C’EST EXACTEMENT CE QUE NOUS FAISONS.
Tout peuple a le droit le plus naturel de s’opposer à l’occupation de son pays et aux interventions impérialistes et, lorsque cela n’est pas le cas, d’exercer son droit légitime à la résistance. Aujourd’hui, le premier objectif des impérialistes et de leurs collaborateurs est le droit à la résistance. Il est facile de mettre sous le joug un peuple qui renonce à ce droit. Mais c’est précisément sur ce point que les impérialistes ne parviendront pas à réussir. Penser que le droit à la résistance peut être anéanti, c’est ignorer l’histoire des sociétés. Ceux qui pensent pouvoir anéantir le droit à la résistance sont des ignorants qui ne connaissent pas l’histoire et des dictateurs qui croient pouvoir tout résoudre par l’oppression.
La forme actuelle du patriotisme, du révolutionnarisme, de la démocratie et de l’appartenance au peuple consiste à soutenir ceux qui défendent le droit à la résistance. Ceux qui ne le font pas n’ont aucune légitimité, ni politique ni humaine. La forme actuelle du patriotisme, du révolutionnarisme, de la démocratie et de l’appartenance au peuple consiste à soutenir ceux qui défendent le droit à la résistance. Ceux qui ne le font pas ne peuvent se prévaloir d’aucune légitimité, ni politique ni humaine. Regardez le monde : depuis les années 90, il n’y a rien qu’ils n’aient fait en matière de répression, d’oppression, d’assimilation et de corruption.
Tous les impérialistes se sont unis et, à partir de l’Irak et de l’Afghanistan, ils ont fait pleuvoir des bombes partout. Ils ont imposé des embargos, organisé des coups d’État.
Eh bien, quel en est le résultat ? Aux quatre coins du monde, la lutte et la résistance des peuples se poursuivent. Elles se poursuivent même malgré des directions réformistes et conciliantes. Parmi ces résistances, deux se sont particulièrement distinguées ces deux dernières années : la résistance palestinienne et la résistance contre les cellules de type « puits » en Turquie. C’est là que bat le cœur des peuples du monde.
14- LA RÉSISTANCE EST UNE DÉFENSE DANS LAQUELLE ON PRÉPARE LES CONDITIONS POUR PASSER À L’ATTAQUE
La résistance est une DÉFENSE. Les peuples du monde se défendent en résistant à l’attaque impérialiste qui s’étend à tous les domaines : militaire, politique, économique, culturel. Résister, c’est se défendre soi-même, défendre sa terre, défendre sa culture, défendre son existence organisationnelle, défendre son idéologie et défendre ses revendications sur l’avenir.
Et résister, précisément pour toutes ces raisons, n’est en réalité pas seulement une défense, mais aussi une préparation à l’attaque. En résistant, VOUS ACCUMULEZ DE LA FORCE. Si vous ne résistez pas, vous disparaîtrez. Si vous ne résistez pas, vous ne pourrez pas défendre vos positions. D’abord, vous reculerez, puis vous disparaîtrez.
Mais la résistance maintient la force de ceux qui résistent à un certain niveau. Les victoires des résistances créent les conditions pour aller de l’avant à partir du point où l’on se trouve. Celui qui ne résiste pas n’a aucune chance d’abattre l’ennemi. Il n’a aucune chance de passer de la défense à l’attaque.
15- ÉLARGISSONS LES RÉSISTANCES, MULTIPLIONS-LES !
Les résistances sont des feux qui brûlent dans l’obscurité où l’impérialisme et les dictatures fascistes veulent enterrer les peuples.
Multiplier ces feux est la tâche des dirigeants des peuples du monde et des organisations révolutionnaires. Partout où il y a une résistance, là se trouve le centre du monde. Multiplier ces centres est notre tâche. Les peuples du monde accumulent des forces grâce aux résistances et déchirent les ténèbres du désespoir. L’heure de la révolution mondiale approche grâce aux résistances. C’est pourquoi le début d’une nouvelle ère de révolutions pour les peuples du monde et l’ouverture de la voie vers la reconstitution des pouvoirs populaires passent par la continuité et la solidité des résistances.
Devrimci Sol
n.33 mai 2026
