déclaration du comité central du parti communiste marxiste du kenya (cpmk)
19 mai 2026
Le Comité central du Parti communiste marxiste du Kenya adresse son salut révolutionnaire le plus sincère aux travailleurs, aux étudiants, aux conducteurs de boda boda, aux employés des matatus, aux paysans, aux jeunes chômeurs et aux masses opprimées qui participent actuellement à la grève générale en cours et à la résistance nationale contre les conditions insupportables imposées au peuple par l’impérialisme et ses agents compradores locaux.
Aujourd’hui, le Kenya se trouve à un tournant historique.
Les masses ne peuvent plus vivre comme avant.
Les classes dirigeantes ne peuvent plus gouverner comme avant.
La forte hausse des prix du carburant, des coûts de transport et du prix des produits de première nécessité n’est pas un hasard. Ce n’est pas une crise temporaire. C’est le résultat inévitable d’un système capitaliste néocolonial subordonné à l’impérialisme, au capital financier étranger et à la dictature du profit sur la vie humaine.
La grève en cours a paralysé les transports et certains secteurs de l’activité économique à Nairobi, Mombasa, Kisumu, Nakuru, Eldoret et dans d’autres villes, alors que les travailleurs et les pauvres des villes refusent le fardeau écrasant qui leur est imposé. Des reportages des médias internationaux et locaux confirment que la crise actuelle du carburant a déjà fait grimper les tarifs des transports et les prix des denrées alimentaires à des niveaux intolérables pour les Kenyans ordinaires.
Le Comité central reconnaît et salue tout particulièrement le rôle héroïque joué par les cadres et les organisateurs du CPMK en première ligne de la lutte.
Dans les rues, les quartiers, les campus, les usines, les gares routières et les quartiers populaires, les cadres du Parti se sont fermement tenus aux côtés des masses, orientant la conscience politique vers le véritable ennemi : l’impérialisme, le capitalisme comprador et la classe dirigeante réactionnaire qui protège les intérêts étrangers tout en condamnant des millions de personnes à la faim, au chômage et à la misère.
À un moment où opportunistes, libéraux, tribalistes et réformistes tentent de détourner la colère du peuple vers la confusion et des slogans creux, le CPMK a toujours apporté une clarté révolutionnaire, une organisation, une discipline et une orientation idéologique ancrées dans le marxisme-léninisme et la ligne de masse.
Le Parti ne s’est pas tenu en dehors de la lutte.
Le Parti s’est tenu au cœur de la lutte.
Au milieu des masses.
Avec les masses.
À la tête des masses.
L’État comprador kenyan, incapable de résoudre les contradictions du système qu’il sert, a une fois de plus recouru à la violence pure et simple.
Le Comité central condamne dans les termes les plus fermes le meurtre d’un camarade du CPMK et la mort d’au moins trois autres manifestants aux mains des forces armées de l’État. Nous condamnons tout autant les blessures, les arrestations, les intimidations et la terreur déchaînées contre les masses en lutte.
Le sang des martyrs ne sera pas oublié.
Leur sacrifice arrosera l’arbre de la libération.
Reuters, l’AP et des observateurs internationaux ont confirmé que les forces de police ont lancé une répression violente contre les manifestants tandis que le régime a déployé des gaz lacrymogènes, procédé à des arrestations massives et utilisé la force armée contre le peuple.
Cette brutalité révèle la véritable nature de l’État kenyan.
Quand les travailleurs réclament du pain, l’État répond par des balles.
Lorsque la jeunesse réclame la dignité, l’État répond par la prison.
Lorsque les pauvres résistent à l’exploitation, la classe dirigeante déchaîne le fascisme.
Ce n’est pas de la démocratie.
C’est la dictature du capitalisme comprador défendue par la violence organisée.
La crise actuelle doit être comprise scientifiquement et historiquement.
Le Kenya reste prisonnier des chaînes de la domination impérialiste. L’économie est structurée non pas pour servir le peuple, mais pour servir les monopoles étrangers, les institutions financières internationales, les politiciens compradores et les élites parasitaires liées aux intérêts impérialistes. Le même système qui impose l’austérité dictée par le FMI, la fiscalité, la privatisation et la dépendance à l’égard de la dette est celui qui oblige aujourd’hui les masses à supporter le fardeau de la hausse des prix mondiaux du carburant et des guerres impérialistes à l’étranger.
L’impérialisme est en crise à l’échelle internationale.
Sa crise est désormais répercutée sur le dos des travailleurs et des peuples opprimés du Kenya.
Mais l’histoire nous enseigne une vérité fondamentale : la répression ne peut éteindre les aspirations révolutionnaires des masses.
La grève générale en cours s’inscrit dans la fière tradition militante du peuple kenyan, depuis les luttes anticoloniales des travailleurs de la grève générale de Nairobi en 1950 jusqu’à la résistance armée de l’Armée pour la terre et la liberté du Kenya. Chaque génération d’opprimés a été contrainte de faire face à l’exploitation et à la domination étrangère par la lutte organisée.
Le Comité central appelle donc :
Tous les travailleurs et toutes les forces progressistes du Kenya à renforcer l’organisation parmi les masses.
Toutes les organisations révolutionnaires de jeunesse et d’étudiants à intensifier l’éducation politique et la résistance contre la répression fasciste.
Les syndicats, les organisations paysannes et les mouvements démocratiques à s’unir contre la hausse du coût de la vie et la terreur d’État.
Les partis communistes et ouvriers du monde entier à se montrer solidaires des masses kenyanes et à condamner les meurtres perpétrés par le régime kenyan.
Les organisations anti-impérialistes d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Nord à dénoncer le rôle de l’impérialisme, de l’esclavage de la dette et du régime comprador dans la création de la catastrophe actuelle.
L’ennemi croit que la peur peut vaincre le peuple.
Mais l’histoire a déjà enterré des empires plus puissants que celui-ci.
Plus le régime assassine et réprime, plus il expose sa propre faillite aux yeux des masses.
La lutte révolutionnaire se poursuivra.
Les martyrs du peuple ne seront jamais oubliés.
L’impérialisme et le régime comprador seront vaincus.
Vive la grève générale.
Vive l’internationalisme prolétarien.
Vive le marxisme-léninisme.
En avant vers la révolution démocratique nationale.
