Maduro doit rentrer dans son pays immédiatement !
Venezuela, 3 janvier 2026 : une date qui marque un changement de paradigme.
L’impérialisme américain a attaqué le gouvernement légitime du Venezuela et kidnappé son président ainsi que son épouse, députée au parlement vénézuélien.
Le président américain Donald Trump avait publié une nouvelle stratégie de sécurité.
Ce qui s’est produit aujourd’hui au Venezuela avait été annoncé par Trump avec un grand battage médiatique dans le cadre de la nouvelle « doctrine Donroe ».
Trump a clairement indiqué qu’il entendait ramener l’« hémisphère occidental » sous le contrôle des États-Unis.
Beaucoup décrivent ce terrorisme d’État sans précédent comme une « violation flagrante du droit international ».
Le droit international ? Employer ce terme est d’un cynisme absolu.
Il est lui aussi devenu un instrument de l’impérialisme, brandi lorsque des pays ou des organisations qui ne se soumettent pas à l’impérialisme américain doivent être rappelés à l’ordre.
Ces enlèvements ne concernent pas les réserves pétrolières du Venezuela, les plus importantes au monde.
Bien sûr, les entreprises américaines aimeraient à nouveau avoir un accès illimité au pétrole vénézuélien, comme avant l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chávez.
Mais l’enjeu principal est ailleurs : les États-Unis veulent restaurer leur hégémonie vacillante.
Il s’agit notamment de domination économique.
La Chine a osé établir une balance commerciale bien plus importante avec les pays d’Amérique latine, par exemple le Mexique, que celle des États-Unis, dans ce qui est considéré comme « l’arrière-cour » américaine.
Avec ce coup porté au Venezuela, les États-Unis visent une fois de plus la Chine.
Il en va de même pour le Groenland, que les États-Unis souhaitent également s’approprier, entre autres raisons.
Le Groenland revêt une importance géopolitique majeure pour l’initiative chinoise des Nouvelles Routes de la Soie.
Et au vu des menaces de Trump, cela ne s’arrêtera pas au Venezuela, et le Groenland n’est pas le seul candidat à une intervention.
Mexique, Colombie, Brésil, Cuba…
Iran, Gaza… Les États-Unis veulent imposer brutalement leurs intérêts hégémoniques.
Impérialisme
Nous ne le répéterons jamais assez :
Il peut exister de nombreuses contradictions secondaires sur Terre.
Mais la contradiction décisive, la contradiction principale, demeure celle qui oppose les peuples du monde à l’impérialisme (américain).
Les leçons du passé
Ni Maduro, ni Hugo Chávez, ni d’autres pays réformistes d’Amérique latine n’ont tiré les leçons du coup d’État contre Salvador Allende au Chili.
Quelles leçons faut-il tirer ?
Nous ne le dirons jamais assez souvent.
L’impérialisme ne peut pas être vaincu par des réformes.
Certaines mesures, comme la gratuité des soins médicaux, ont certes eu un impact positif sur la vie des gens.
Mais tant qu’un renversement radical et total du pouvoir n’est pas mené, tant que les monopoles et les oligarques continuent d’exister, cela conduira tôt ou tard à la catastrophe ou à un coup d’État.
Ceux qui ne font pas de coup d’État seront eux-mêmes renversés.
Il n’existe qu’une seule réponse à l’impérialisme :
expulser l’impérialisme du pays, ainsi que toutes ses institutions, ses monopoles et ses collaborateurs.
L’impérialisme ne peut être combattu qu’en s’appuyant exclusivement sur son propre peuple.
Concrètement, cela signifie : la révolution.
Sans révolution, l’impérialisme ne peut être affronté.
Le front
Si les deux dernières années nous ont appris une chose essentielle, c’est que nous devons tirer des enseignements de la résistance du peuple et de son modèle d’organisation à Gaza, où des perspectives et des cultures différentes ont su s’unir avec succès pour former un front actif.
À la lumière de l’enlèvement du président légitime d’un État souverain, tous les représentants des mouvements démocratiques, populaires et socialistes doivent désormais s’unir dans un front commun contre notre ennemi principal : l’impérialisme américain et l’OTAN.
Quiconque rejette ce front n’est pas seulement sectaire, mais un collaborateur.
Résistance
Les images de Maduro menotté et les yeux bandés ont révélé la réalité brutale de la démocratie impérialiste et montré ce qu’elle est réellement, elles montrent ce qu’est la lutte des classes et à quoi ressemble aujourd’hui le rapport de forces.
Elles montrent la violence et l’arrogance de la classe dominante : de la Palestine au Venezuela, de l’Afrique aux ghettos des métropoles impérialistes.
Elles révèlent la nécessité de défendre l’espace démocratique existant.
Cependant, nous ne devons jamais céder à l’illusion que cet espace est garanti naturellement, mais comprendre qu’il est le produit de la lutte des classes.
Bien que la marge de manœuvre soit encore large, notre ennemi de classe nous a enfermés dans un espace légal toujours plus restreint, cela devrait nous faire réfléchir.
Les images qui nous parviennent du Venezuela doivent rappeler à toutes les organisations populaires, démocratiques et socialistes qu’il est de leur devoir de résister à l’impérialisme par tous les moyens nécessaires.
LA RÉSISTANCE VAINCRA !
L’IMPÉRIALISME SERA VAINCU !
LE PEUPLE GAGNERA !
Anti-imperialist front, Front anti-impérialiste, Supernova
