boom boom tel aviv

Jour après jour, la résistance iranienne face à la « coalition Epstein » devient de plus en plus évidente. Considérés comme perdus d’avance par le monde politique occidental (tant à droite qu’à gauche…), la nation iranienne et l’Axe de la Résistance ont réussi, jour après jour, à mettre en difficulté les principales forces armées de la planète…

L’attaque de la « coalition Epstein » contre l’Iran est liée à plusieurs facteurs :

– la logique néocoloniale visant à piller les ressources

– le soutien historique au sionisme, l’une des forces de contrôle et de domination de l’impérialisme au Moyen-Orient

– la tentative de contrer la Chine dans la nouvelle compétition mondiale

– la nécessité politique de détruire l’Axe de la Résistance

Nous avons assisté à un énième déploiement de forces, avec des porte-avions et des bombardements massifs contre des civils (comme par exemple le bombardement de l’école de filles…). Le discours impérialiste a présenté la guerre comme la défense de la démocratie contre les obscurantistes.

La gauche occidentale, une fois de plus, s’est prêtée à faire le sale boulot, pour affaiblir et polluer le sentiment immédiat d’empathie que les secteurs populaires au sein de la métropole impérialiste éprouvent pour la résistance, pour l’Iran…

En France, des hordes de soi-disant progressistes se sont une fois de plus prêtées à ce sinistre service. Pourquoi tout cela ? Il faut comprendre les raisons intrinsèques de ce mécanisme, qui est lié à des questions culturelles, mais qui répond à une dynamique sociale plus profonde. La défense de son propre monde, de son propre statut, où l’on peut certes être « rebelle », mais « pour l’amour de Dieu », il faut partir en vacances et l’apéritif est un droit consacré par la Constitution sous le parasol de l’OTAN !

C’est la « aristocratie ouvrière » moderne, celle-là même qui a historiquement défendu les intérêts de l’impérialisme, qui méprisait les luttes de libération nationale et les garanties des secteurs populaires dans la métropole impérialiste au nom de principes plus purs…

Aujourd’hui, nous l’appelons la « gauche de l’OTAN », celle qui défend le régime fasciste de Kiev, en soutenant l’élargissement de l’OTAN vers l’Est, qui justifie le recours à l’impérialisme, à ses armes, à ses instructeurs, pour conquérir la démocratie… comme dans le cas de la tragédie politique du Rojava… qui pleure pour les Palestiniens mais est agacée par la capacité de résistance et de combat des organisations palestiniennes, les seules qui peuvent parler au nom de la Palestine… Qui est décoloniale, mais qui méprise les véritables mouvements anticolonialistes qui se développent aujourd’hui en Afrique, comme dans le cas du Sahel… Qui parle d’antiracisme, mais démoralise et s’oppose à toute forme possible d’autodéfense, d’organisation, de discipline et d’action populaire (de la lutte contre la violence policière à la pieuvre du trafic de drogue qui étouffe les quartiers populaires).

La résistance de l’Iran est une victoire militaire, politique et populaire qui brise le mur de propagande et de conformisme culturel de l’impérialisme.

Une victoire militaire : c’est une guerre asymétrique, mais c’est précisément dans cette disparité des forces que s’est développée la stratégie gagnante de la résistance, avec des attaques contre des points névralgiques et l’utilisation d’armes qui ont mis en difficulté les armes modernes et extrêmement coûteuses de la « coalition Epstein ». Il y a eu en outre la capacité, sur le plan logistique, de préparer de manière rationnelle des formes de défense-attaque, sur le long terme. Mao rappelait que l’impérialisme est un tigre de papier, mais cette définition est plus vraie que jamais aujourd’hui… Un impérialisme en crise, où le concept même de temps s’est inversé. Aujourd’hui, ce sont les impérialistes qui n’ont plus de temps…

Une victoire politique : on pensait que l’élimination systématique des cadres dirigeants politiques, culturels et militaires iraniens ferait s’effondrer l’Iran, traversé par de fantomatiques mouvements de protestation, selon le scénario des révolutions colorées… L’Iran a fait preuve d’une solidité et d’une capacité collective de gestion grâce au renouvellement immédiat des cadres politiques, culturels et militaires. Face à la « coalition Epstein » et à ses serviteurs au Moyen-Orient (les gouvernements arabes et la Turquie), l’Iran a montré que l’Axe de la Résistance est vivant et qu’il est la seule force qui lutte réellement contre l’impérialisme. C’est un fait, et dans les rues de Gaza, c’est une réalité confirmée par l’appui et le soutien de toutes les organisations de la résistance palestinienne à l’Axe de la Résistance.

Une victoire populaire : la guerre est aussi une guerre idéologique. Pendant des années, l’Occident a utilisé l’arme de l’abondance : « vous voulez être comme nous, nous avons tout… » Le problème, c’est qu’aujourd’hui, « tout » signifie aussi des montagnes de merde… La « coalition Epstein » est dirigée par deux vieillards, un boucher et un pédophile… à leurs côtés, les petits singes dressés de l’UE, les principaux pays arabes du Maghreb, de la péninsule arabique jusqu’à la Turquie… Aujourd’hui, l’Axe de la Résistance nous dit qu’il ne veut pas être « l’Occident », qu’il ne rêve pas des montagnes de « merde » de l’abondance impérialiste.

Pour les communistes, pour les anti-impérialistes, la résistance de l’Axe de la Résistance doit être saluée avec joie, car elle brise l’invincibilité de la « grande armada » de la « coalition Epstein » et montre que la résistance existe et peut vaincre ! Cela nous montre que résister, c’est rompre avec le conformisme et l’acceptation passive des rapports de force actuels ; c’est faire preuve de courage, de sacrifice et de dignité…

Nous ne parlons ni de révolutions, ni de guerres populaires, mais en même temps de véritables mouvements anti-impérialistes qui placent aujourd’hui au centre la question de la souveraineté dans le cadre de la nouvelle concurrence mondiale.

La capacité de développement d’une gauche populaire et prolétarienne qui considère le socialisme comme une nécessité historique et réelle de transformation du monde passe obligatoirement par la rupture de la cage impérialiste, que ce soit dans le Sud du monde comme au sein des métropoles impérialistes.

Aller à la barre d’outils