séminaire national: impérialisme et lutte des classes (05-09-2026)

marseille 5 septembre 14h00

séminaire national organisé par la revue Supernova

IMPÉRIALISME ET LUTTE DES CLASSES

Les échanges inégaux et les perspectives du socialisme

Les relations entre le Sud et le Nord du monde, dans le nouveau contexte de compétition mondiale

Parler d’impérialisme, c’est avant tout le définir en utilisant les outils que le marxisme ont mis à notre disposition. Pour nous, il est indispensable de partir de l’analyse léniniste : « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme », tout en sachant en saisir le sens profond et dynamique et en ne se limitant pas à une lecture stéréotypée.

La catégorie léniniste de l’impérialisme doit être comprise dans son sens le plus profond :

dimension horizontale : lutte des classes (les classes)

dimension verticale : théorie de la dépendance, de l’échange inégal, chaîne de valeur (Nord-Sud, centre-périphérie)

Chez Lénine, on trouve une combinaison de ces deux facteurs, une dimension «globale» et dialectique qui relie ces deux éléments. Non pas comme une somme de facteurs, mais comme des éléments intégrés l’un dans l’autre, et c’est dans cette dynamique que nous situons notre analyse de l’impérialisme.

L’impérialisme se manifeste à travers les pays occidentaux (les États-Unis et les principaux alliés de l’OTAN) qui luttent pour maintenir leur hégémonie sur le monde. Ces pays ont des positions politico-économiques différentes, dans certains cas, tout comme leurs capacités hégémoniques respectives sont différentes ; cependant, bien qu’ils soient en lutte les uns contre les autres, il existe une soumission à la puissance la plus forte, les États-Unis, qui restent le principal État impérialiste. S’il existe une concurrence mondiale, celle-ci ne se traduit pas par une lutte inter-impérialiste. Et la caractéristique principale est la guerre impérialiste contre les peuples du monde pour écraser la résistance et l’idée même de résistance…

Il est essentiel pour nous de comprendre le contexte dans lequel nous vivons, ainsi que les acteurs sociaux et les priorités qui sont les nôtres en tant que camarades au sein de la métropole impérialiste. Il ne suffit pas de dire que l’ennemi est chez nous (ce qui reste toutefois le point principal, et dans notre cas, l’impérialisme français), mais comprendre la dynamique qui traverse la métropole impérialiste dans son ventre.

Un élément à prendre en considération est la métamorphose même des métropoles impérialistes. La masse du travail est parasitaire (par rapport au travail productif, puisque la plus-value est en grande partie extraite dans le Sud du monde) et présente des traits de « domination » de plus en plus marqués ; pensons à la masse des travailleurs concentrés dans les services à la personne, dans les secteurs de la restauration et de la logistique… où règne la précarité sociale la plus absolue, et la masse de précarité sociale concentrée dans les quartiers populaires, où s’entremêlent les facteurs sociaux, ethniques et liés au genre.

Dans le marxisme, les catégories sociales (les classes) ne sont pas des schémas figés, mais indiquent des dynamiques en mouvement. Aujourd’hui, nous assistons à un processus de dé-intégration (par l’État impérialiste) de larges couches du « nouveau » prolétariat métropolitain sans réserve. Le compromis corporatiste entre l’État imperialiste avec les classes subalternes dans la métropole était hégémonique et appliqué par l’ensemble du spectre politique (de gauche comme de droite) ; aujourd’hui, ce sont les classes dominantes elles-mêmes qui le jugent dépassé. Il ne s’agit plus d’intégrer, mais de contrôler et d’utiliser. On ne recherche pas les immenses « défilés » fascistes, mais la consolidation de lobbies de pouvoir politico-économique. Ce processus touche aujourd’hui une partie spécifique des masses populaires dans les métropoles impérialistes, ce que nous appelons le prolétariat sans réserves et dé-intégré.

Supernova, revue marxiste leniniste

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5 septembre 14h00

23 rue de crimee 13003, Marseille

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