nouvelle croisade impérialiste

PDPR-EPR (Partido Democrático Popular Revolucionario) – (Ejército Popular Revolucionario), Mexique

Le gouvernement américain a clarifié sa position politique en qualifiant sans détour la lutte des peuples du monde pour leur émancipation face à la dictature du capital de « terrorisme de gauche » ; cette définition reflète la conception contre-insurrectionnelle de l’impérialisme et constitue une menace contre tous ceux qui remettent en cause l’ordre établi du monde capitaliste. Cette position adoptée par les représentants de l’État impérialiste, qui s’érige en gendarme du monde, annonce une nouvelle croisade de violence impérialiste à l’échelle mondiale, contre tous ceux qui luttent contre la domination capitaliste. Le sommet américain réunissant les chefs d’État et les représentants de certaines nations du monde, qui ont accepté la tutelle et la domination impérialistes, s’inscrit dans le cadre de la reconfiguration mondiale ; il s’agit d’une réunion pro-fasciste qui cherche à rallier ses « alliés », dans un contexte de changement du rapport de forces entre le camp des pays non alignés et l’impérialisme ; où la Chine émerge comme puissance mondiale et se place à la tête d’un mouvement anti-impérialiste qui sert de contrepoids et rassemble autour d’elle d’autres nations en quête d’un développement indépendant. Cette réunion vise à assurer la pérennité des groupements pro-impérialistes, tels que le soi-disant « Bouclier des Amériques », qui rassemble tous les gouvernements agissant au service des intérêts des États-Unis d’Amérique. La présence de plus de 60 chefs d’État témoigne de la montée d’une position réactionnaire, néofasciste et anticommuniste. L’instauration en Amérique latine de juntes administratives pro-impérialistes et pro-sionistes a été une exigence des États-Unis, qui sont intervenus dans ce processus afin d’exercer un contrôle administratif et économique sur ces nations et de s’approprier les richesses sociales susceptibles d’être intégrées à l’économie américaine. Le fait que, lors de la plupart des récentes élections présidentielles en Amérique latine, des fraudes ou des impositions aient été dénoncées, notamment sous l’influence d’Israël et des États-Unis, reflète la politique interventionniste inhérente à l’impérialisme, dont l’objectif est d’exercer un contrôle et une domination accrus sur l’hémisphère occidental, à mesure que sa zone d’influence en Europe et en Asie s’amenuisait. Le retrait de l’impérialisme américain de la guerre de l’OTAN et de l’Ukraine contre la Russie a constitué une défaite politique et a impliciteement marqué l’acceptation de la défaite militaire ; ce faisant, il s’est distancié des autres pays impérialistes et a décidé d’entamer un processus de négociation avec la Russie, sans l’Ukraine ni ses alliés.

Cela a provoqué une contradiction entre les pays impérialistes, qui s’exprime par différentes manières de sortir de la guerre, l’impérialisme européen s’en tenant à ses plans belliqueux contre la Russie. La nécessité pour l’impérialisme de faire face à ses contradictions économiques et politiques le conduit à adopter ouvertement et sans détour une politique réactionnaire à caractère néofasciste ; son besoin en terres rares et en ressources énergétiques le pousse à les obtenir par le spoliation et l’intervention, principalement dans les pays d’Amérique latine.

Israël commence à adopter une présence politique plus ouverte afin d’atténuer le mécontentement et de contrer la position antisioniste et anti-israélienne qui s’est dessinée à l’échelle mondiale à partir de la lutte anti-impérialiste et contre le sionisme, menée par les différentes expressions de la résistance palestinienne et les peuples du Moyen-Orient qui soutiennent la cause palestinienne, qui ont réussi à démasquer le caractère fasciste d’Israël dans le génocide qu’il mène à Gaza, en Cisjordanie et, aujourd’hui, dans les attaques aveugles contre la population civile au Liban. La main sioniste est de plus en plus présente en Amérique latine à travers les gouvernements militaro-policiers pro-impérialistes, qui adoptent la politique et la doctrine contre-insurrectionnelles américano-sionistes. L’absence du Mexique au sommet impérialiste « antiterroriste » ne signifie pas pour autant qu’il ne s’inscrive pas dans la logique des États-Unis ; le Mexique n’a pas envoyé de représentant car le contenu politique de la réunion va à l’encontre du discours officiel de la junte administrative qui se proclame gouvernement « du peuple » et entretient, sur la scène internationale, une image de gouvernement progressiste, cependant, en raison de la nature de ses relations avec les États-Unis, le Mexique est dépendant et subordonné à l’économie ainsi qu’aux plans politiques et militaires de l’impérialisme américain. On en trouve un exemple dans la récente discussion sur l’Accord de libre-échange Mexique-États-Unis-Canada (T-MEC), dans le cadre de laquelle le gouvernement mexicain espérait prolonger l’accord jusqu’à 16 ans, mais le gouvernement américain a conditionné l’accord à une durée de 10 ans avec une révision annuelle, afin de maintenir la pression sur le pays et de répondre aux besoins et aux intérêts de l’impérialisme. Dans les faits, le T-MEC a été adapté aux nouvelles exigences de l’impérialisme américain et transformé en arme économique et en instrument de pression et de chantage politique contre le gouvernement mexicain ; ce dernier, au lieu de mettre fin à ces relations de soumission, fait tout son possible pour que les chaînes de la dépendance économique soient maintenues. Le Brésil n’a pas non plus pris part à ce sommet impérialiste ; en tant que membre de la plateforme des BRICS, il dispose actuellement de meilleures conditions pour faire face à la politique d’ingérence économique de l’impérialisme. Toutefois, l’intervention militaire n’est pas totalement exclue, comme le montre l’exemple du Venezuela. L’expression « terrorisme de gauche » ne signifie pas le retour à la période de la guerre froide ; c’est la conception par laquelle l’impérialisme américain fait aujourd’hui connaître sa politique et ses objectifs militaires en vue de rétablir son hégémonie sur la scène internationale, un stratagème politique visant à justifier la conception néofasciste et la nouvelle vague de violence contre les peuples du monde qui luttent pour leur émancipation, en particulier en Amérique latine.

La lutte des classes n’a jamais disparu dans le monde ; elle fait partie intégrante d’un mode de production régi par l’exploitation économique et l’oppression politique. Cependant, face à la défaite temporaire du camp socialiste avec l’effondrement de l’Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS), l’impérialisme se réjouissait au point de proclamer, par la voix de ses idéologues, qu’il n’y avait plus d’idéologies, sous-entendant que le socialisme avait été enterré par le capitalisme, le réduisant à une simple théorie incapable de toute viabilité et qualifiant d’aventuriers ceux qui prétendaient encore le défendre. Avec la proclamation de la victoire du capitalisme, de nouvelles guerres de pillage et d’intervention ont été menées par l’impérialisme américain, en Yougoslavie, en Irak, en Afghanistan, en Syrie, en Libye, en Palestine, en Somalie et, plus récemment, au Venezuela, dans le but de s’approprier les ressources énergétiques et naturelles, d’occuper une position géostratégique et d’imposer les rapports d’oppression et d’exploitation capitalistes. Plus de trente ans plus tard, la réalité qui se dessine dans le camp des pays non alignés présente le socialisme comme une alternative viable au capitalisme en tant que régime économique et politique ; elle démontre que la défaite du socialisme dans les années 1990 du siècle dernier fut l’une des batailles de la lutte des classes entre ces deux conceptions et modes de production, et aujourd’hui, le phare du socialisme réapparaît sur la scène internationale, et avec lui la conception marxiste. Les peuples qui luttent pour leur émancipation n’ont pas non plus disparu brusquement ou comme par magie à la suite de la disparition du camp socialiste ; de nombreuses organisations révolutionnaires, de masse et groupes politiques se sont retrouvés plongés dans un rapport de forces défavorable et ont été victimes d’un nouveau cycle de violence réactionnaire impérialiste, cependant, certaines ont perduré grâce à une analyse correcte de la réalité qui leur a permis de surmonter les vicissitudes de la contradiction antagoniste et de faire face à cette violence réactionnaire. Des organisations révolutionnaires telles que les Forces armées révolutionnaires de Colombie – Armée du peuple (FARCEP), l’Armée de libération nationale (ELN) en Colombie, l’Armée du peuple du Paraguay (EPP) et les nouvelles générations de révolutionnaires menées par le camarade José au Pérou, en Amérique du Sud, persistent en tant que force révolutionnaire qui brandit le drapeau de la révolution prolétarienne et a pour horizon le socialisme ; elles luttent contre l’exploitation et l’oppression capitalistes et tiennent bon malgré les offensives de l’ennemi de classe. Cuba a toujours défendu sa révolution et porte avec dignité les drapeaux du socialisme ; tout au long de son histoire, elle s’est distinguée par sa solidarité envers les peuples du monde qui luttent pour leur libération, une position politique qui lui vaut les agressions de l’impérialisme. La contradiction antagoniste d’intérêts entre le camp des opprimés et celui des oppresseurs a perduré ; depuis 1991, l’impérialisme américain s’est efforcé d’anéantir toute expression organisationnelle des exploités et des opprimés afin de les soumettre à sa domination par le biais de gouvernements militaro-policier. Les propos récents de Marco Rubio faisant référence au « terrorisme de gauche » sont l’expression de la haine de classe ancrée dans l’anticommunisme professé par ceux qui incarnent le pouvoir impérialiste, une condition inhérente à un régime économique générateur d’inégalités et de déshumanisation.

Rubio se frotte les mains et semble ravi à l’annonce de cette nouvelle croisade, tel un loup affamé guettant sa proie ; il ne mâche pas ses mots pour désigner ses ennemis : les organisations révolutionnaires, les marxistes, les communistes ou les socialistes, ainsi que les États socialistes ; dans cette perspective, Cuba apparaît comme une victime et un butin pour l’impérialisme. Ce n’est pas un hasard si les dirigeants qui participent à ces réunions, sous l’égide des États-Unis, ont une conception néofasciste ou pro-fasciste ; le fascisme constitue la politique de la bourgeoisie la plus récalcitrante, à laquelle on recourt en période de crise économique pour maintenir la domination économique par le contrôle social exercé au moyen de la force policière et militaire. Ils se sont déclarés ennemis des marxistes et des communistes, une déclaration ironique, étant donné que l’impérialisme a largement diffusé l’idée que le marxisme est une théorie inutile, anachronique, déconnectée de la réalité, orthodoxe, etc., dans le but d’enterrer cette théorie révolutionnaire qui a démontré, sur le terrain de la lutte des classes, sa pertinence et sa viabilité. Cette position constitue une politique ouvertement anticommuniste, qui fait peser une menace sur toutes les forces révolutionnaires, toutes les organisations qui luttent pour la transformation radicale de la société capitaliste ou contre les gouvernements autoritaires et répressifs. L’anticommunisme est la politique actuelle de l’impérialisme, non pas comme une nouveauté, mais comme un ennemi déclaré au XXIe siècle. L’intention impérialiste derrière ces déclarations qui dénigrent le marxisme était d’éloigner les exploités et les opprimés du monde entier d’une théorie révolutionnaire leur permettant de prendre conscience d’eux-mêmes et pour eux-mêmes afin de faire face à l’impérialisme, comme l’ont démontré les révolutions bolchevique, chinoise, vietnamienne ou cubaine, entre autres pays qui ont entamé leur émancipation de la dictature du capital. Les références de Marco Rubio portent précisément sur ces événements qui ont marqué un tournant dans l’histoire mondiale et qui constituent le rempart de la conscience anti-impérialiste ; l’oligarchie américaine se voit contrainte de combattre ces expressions de résistance révolutionnaire afin de pouvoir accéder pleinement aux ressources naturelles nécessaires à son industrie de guerre. La nouvelle croisade impérialiste est annoncée ; elle rassemble les gouvernements pro-impérialistes et pro-sionistes d’Amérique latine, une position réactionnaire et néofasciste qui a pris de l’ampleur dans l’hémisphère occidental sous la direction de l’impérialisme américain, ce qui laisse présager de nouvelles vagues de violence réactionnaire contre les peuples qui luttent contre le capitalisme. Nous, forces progressistes, anti-impérialistes et communistes, devons serrer les rangs pour affronter et combattre l’ennemi numéro un de l’humanité ; nous, communistes, sommes appelés à organiser la résistance anticapitaliste et anti-impérialiste.

El Insurgente, août, 2026, Mexique

Aller à la barre d’outils